Vie chère

Centrale d’achat : Les gabonais devront finalement attendre jusqu’en avril pour les premières livraisons

Centrale d’achat : Les gabonais devront finalement attendre jusqu’en avril pour les premières livraisons
Une vue la réunion d’hier à la primature © 2026 D.R./Info241

Attendue comme le bras armé de l’État pour endiguer l’inflation galopante, la Centrale d’achat du Gabon (CEAG) entre enfin dans sa phase opérationnelle, bien que plus tardivement que prévu. Alors que le lancement des premières activités d’importation était initialement annoncé pour ce mois de janvier, le calendrier a subi un réajustement notable à en croire une réunion gouvernementale tenue hier à Libreville. Les consommateurs devront patienter encore un trimestre, actant ainsi un recul de quatre mois sur les prévisions initiales pour voir les premiers effets concrets de ce dispositif sur les étals des marchés.

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Ce report a été confirmé lors de la réunion stratégique tenue le lundi 12 janvier 2026, présidée par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. En présence d’un panel ministériel élargi — Transports, Planification, Budget, Commerce et Travail —, l’exécutif a réaffirmé l’urgence de la mise en œuvre de cet outil. Si le retard est acté, la mobilisation administrative est désormais totale pour finaliser les derniers réglages et éviter tout nouveau glissement, tant l’attente sociale autour de la lutte contre la vie chère est forte.

Cap sur avril pour les premières livraisons

Sur le plan opérationnel, la nouvelle feuille de route est désormais figée. Théophile Boutamba, le directeur général de la CEAG, a détaillé les étapes à venir pour cette société d’économie mixte, détenue à 37 % par l’État et à 63 % par des opérateurs privés nationaux. L’objectif est de boucler les procédures administratives restantes dans les plus brefs délais pour lancer les commandes auprès des fournisseurs étrangers. Selon les prévisions actualisées, les premières marchandises devraient débarquer au Gabon à la fin du premier trimestre, pour une disponibilité effective début avril 2026.

Une autre vue des travaux d’hier

La structure juridique et financière de la CEAG, fondée sur un partenariat public-privé, vise à agiliser ces procédures d’achat. En associant la puissance publique à l’expertise des distributeurs privés, la centrale entend bénéficier d’un effet de volume significatif. Cette massification des commandes est le levier économique principal identifié pour peser sur les négociations internationales et réduire les coûts d’approvisionnement, une mécanique qui nécessite une coordination logistique sans faille en amont.

Souveraineté économique et création de valeur

Au-delà de la simple régulation des prix, le vice-président Hermann Immongault a rappelé la dimension structurelle de ce projet, qualifié d’initiative présidentielle. La CEAG ne doit pas seulement être un outil de correction du marché, mais un vecteur de souveraineté économique. En maîtrisant mieux sa chaîne d’approvisionnement, le Gabon espère réduire sa dépendance aux fluctuations exogènes et sécuriser la disponibilité des produits de première nécessité, prévenant ainsi les pénuries artificielles ou réelles.

Enfin, l’impact économique attendu dépasse la seule baisse des prix à la consommation. Le gouvernement mise sur un effet d’entraînement pour l’écosystème local. La montée en puissance de la Centrale d’achat devrait favoriser la création d’emplois dans les secteurs connexes, notamment la logistique, la gestion des stocks et la manutention. C’est donc un pari double que tente l’exécutif : soulager le panier de la ménagère à court terme, tout en structurant durablement le secteur de la distribution nationale.

@info241.com
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