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Stupéfiants

Meyo-Kyé : Un père de famille interpellé avec plus de 10 000 comprimés de kobolos

Meyo-Kyé : Un père de famille interpellé avec plus de 10 000 comprimés de kobolos
Meyo-Kyé : Un père de famille interpellé avec plus de 10 000 comprimés de kobolos © 2026 D.R./Info241

La lutte contre le trafic de stupéfiants vient de connaître une nouvelle avancée significative dans la province du Woleu-Ntem dans le nord du Gabon. Ce lundi 9 mars, les éléments de la brigade territoriale de Meyo-Kyé, près de Bitam, ont mené une vaste opération de contrôle à proximité immédiate de la frontière camerounaise. Cette descente sur le terrain a permis de mettre la main sur une cargaison impressionnante de médicaments prohibés, tristement célèbres et consommés par les jeunes sous l’appellation locale de « kobolos ».

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Au cœur de ce coup de filet, les officiers de police judiciaire ont procédé à l’interpellation d’un ressortissant gabonais au profil inattendu. Identifié sous le nom de Michel Mermoz Obame Etoughe, ce père de neuf enfants, né le 5 septembre 1985 à Mitzic, a été appréhendé alors qu’il se trouvait au volant de son véhicule. La fouille minutieuse de l’automobile a rapidement révélé l’ampleur de l’infraction.

 Une cargaison illicite dissimulée dans la malle arrière

Les gendarmes ont en effet mis au jour un total de 10 920 comprimés de substances pharmaceutiques sensibles, habilement dissimulés dans la malle arrière de la voiture. La cargaison comprenait une majorité écrasante de Tramaking, complétée par des centaines de pilules de psychotropes et d’antalgiques détournés de leur usage médical. Ces produits, dont la délivrance est strictement réglementée, sont très prisés sur le marché noir pour leurs puissants effets psychoactifs.

Substance saisie Nombre de plaquettes Quantité totale (comprimés)
Tramaking 119 9 500
Dizapam 74 750
Tapentadol 30 300
Rufenac 20 200
Dexacure 17 170

Entendu sur procès-verbal par les enquêteurs en charge du dossier, le mis en cause a tenté de justifier la présence de ce stock impressionnant. Il a déclaré s’être procuré ces comprimés à Kyé-Ossi, une ville frontalière située en territoire camerounais, par l’intermédiaire de son beau-frère. « Cette importante quantité de médicaments était destinée à ma consommation personnelle », a-t-il affirmé pour sa défense face aux officiers de police judiciaire.

 Un passé judiciaire qui fragilise la ligne de défense

Cette ligne de défense n’a manifestement pas convaincu les forces de l’ordre face à l’énorme volume saisi, d’autant plus que le suspect est loin d’être un inconnu des services de justice. Selon des sources judiciaires concordantes, ce cultivateur de profession a déjà été condamné par le passé pour des faits de détention de chanvre indien. Ce passif renforce considérablement les soupçons d’une implication active dans un réseau structuré de trafic transfrontalier de stupéfiants.

À l’issue de cette procédure préliminaire, Michel Mermoz Obame Etoughe a été transféré à Libreville sous bonne escorte. Il devra désormais répondre de ses actes devant la juridiction spécialisée compétente en matière de trafic de stupéfiants. Pendant ce temps, les investigations se poursuivent activement afin de déterminer l’origine exacte de ces substances et d’identifier les éventuels complices impliqués dans cette chaîne d’approvisionnement qui inonde le pays.

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