Corruption

Déjà 32,8 milliards de biens mal acquis du clan Bongo saisis par la justice française

Déjà 32,8 milliards de biens mal acquis du clan Bongo saisis par la justice française
Déjà 32,8 milliards de biens mal acquis du clan Bongo saisis par la justice française © 2017 D.R./Info241

Alors que la justice gabonaise observe une omerta complète sur les acquisitions douteuses de la famille « présidentielle » Bongo dans l’hexagone, la justice française elle, multiplie les saisies. Des enquêteurs de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) ont saisi dernièrement six villas acquises par le défunt Omar Bongo, mort au pouvoir en 2006, dans les années 1970 et 1980 à Nice. Portant ainsi à au moins 50 millions, soit 32,8 milliards, le montant total du butin saisi par la justice française.

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La justice gabonaise est bien silencieuse alors que l’enquête française sur les biens dit mal acquis serait presque totalement bouclée sur le clan Bongo. Selon nos confrères de Challenges.fr, ce sont six villas acquises par le père d’Ali Bongo qui viennent d’être saisis en France. Des fortes accusations de l’ordre de « la grande délinquance financière » qui n’émeut aucunement une justice « indépendante » Gabon depuis de longues années.

La valeur immobilière des villas saisies est estimée à environ 8 millions d’euros soit 5,3 milliards de nos francs. Il y a quelques semaines, c’est un hôtel particulier parisien situé dans le 7ème arrondissement, valorisé également à ce prix, qui faisait l’objet de la même procédure. Reste à savoir ce que deviendra ce magot financier une fois que la justice se sera prononcée et que les biens auront été éventuellement vendus.

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Rappelons que les ennuis judiciaires de la famille Bongo ne datent pas d’aujourd’hui. La justice française avait déjà saisi une première propriété à Nice, la Villa Saint-Ange, achetée en 1999, un hôtel particulier rue Dosnes (16ème arrondissement), acquis en 1997, et un autre hôtel plus côté, rue de la Baume (8ème arrondissement), acheté par Omar Bongo en 2007, deux ans avant sa mort.

Bien que bien avancée, aucun membre du clan Bongo n’a été directement mis en examen dans cette sombre affaire de détournements de deniers publics du contribuable gabonais. Pour tenter de se réapproprier les biens saisis, Ali Bongo s’était même porté partie civile pour tenter de mettre la main sur le magot familial que se dispute toujours les 52 héritiers d’Omar Bongo.

Tout ceci sous le regard complice de Steeve Ndong Essame Ndong, le procureur de la République auprès du tribunal de Libreville plutôt silencieux sur cette affaire qui n’honore ni le Gabon ni ses dirigeants éclaboussés par des scandales financiers en France. Même la présidente de la Cour constitutionnelle et belle-mère d’Ali Bongo, n’est pas épargnée par ces scandales à répétition muselés par la justice gabonaise, complice d’autorités politiques dont il doivent leur promotion professionnelle.

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