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Un gendarme gabonais trouve la mort en tentant d’abattre un arbre à Ndindi

Un gendarme gabonais trouve la mort en tentant d’abattre un arbre à Ndindi
La victime de l’arbre abattu, le lieutenant de gendarmerie Fridolin Moandza Mounyenguila © 2018 D.R./Info241

En voulant couper du bois pour s’offrir un petit-déjeuner dans la forêt de Ndindi (Nyanga), un gendarme gabonais, Fridolin Moandza Mounyenguila, commandant de compagnie des Parcs nationaux Sud y laissera la vie dimanche dernier. L’agent aurait malencontreusement emprunté la même trajectoire que la chute de l’arbre devant se substituer à l’absence de gaz de leur logement pour s’alimenter. La famille du disparu ne croit pas à la thèse de l’accident mais à un complot ourdi visant à son élimination.

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Selon les informations recueillies auprès de l’un des collègues du disparu, dépêché sur le terrain, « le lieutenant est allé en mission dans la zone de Mayumba, accompagné de deux jeunes éco-gardes. C’est de là-bas qu’ils font une programmation de déplacement sur le site de Ndindi pour effectuer des patrouilles. Les populations de cette zone avaient également tué un éléphant et ses ivoires étaient détenus par les autorités de Ndindi », explique Pablo Bitéghé Bi Nguéma.

Au sortir de leur mission, poursuit-il, ils devaient récupérer lesdites pointes d’ivoire confisqués pour les ramener sur Mayumba. Ils sortent de la forêt, le samedi pour rallier Ndindi centre. C’est alors que le dimanche matin vers 11 heures, les compagnons se lèvent et décident de prendre le petit-déjeuner. Malheureusement, il n’y a plus de gaz.

Selon la même source, le chef de mission se portera garant pour aller chercher du bois en prenant deux de ses éléments. Ils vont se rendre derrière la maison où ils logeaient pour le faire un peu plus loin en forêt. Non loin, ils trouvent un bois sec qui n’a plus de branches et de feuilles. C’est ainsi qu’ils décident de le couper.

Les abatteurs ont pris sur eux haches et machettes pour couper l’arbre. Toujours prompt à apporter son aide et son expertise, le lieutenant décide de leur donner un coup de main. Au moment de son action, au coup final, l’arbre ne tient plus et est prêt à tomber. En voulant fuir pour laisser de la place, il se dirigera malheureusement dans la même trajectoire que l’arbre.

« L’arbre l’a pris par la tête et sur l’épaule et il est tombé. Les jeunes paniqués, se sont mis à rouler l’arbre pour le sortir des décombres. Ils ont réussi à le retourner, mais la victime ne réagissait plus. Le jeune éco-garde, présentement à Ndindi, Dan Levy Mounzéou Mounzéou qui était sur place, a expliqué qu’il n’a même pas crié et parlé. Il était mort, réagissant à peine des membres du corps », a-t-il déclaré.
Sur place, la gendarmerie, l’infirmier de l’hôpital, le secrétaire général de la préfecture et le responsable de Morel & Prom, sont arrivés pour constater également la mort du lieutenant.

Le corps sans vie du gendarme

Le directeur de la communication et des relations extérieures de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), Christian Mbina a déploré le comportement des parents, qui jugent qu’il ne s’agirait pas d’un accident, mais d’un complot ou d’un assassinat.

« Je vous jure que ces gens là ne connaissaient pas l’homme. C’était leur grand-frère et mon petit frère, ce n’était pas leur chef, il n’adoptait pas les relations de chef. C’est quelqu’un avec qui on a envie de travailler toute la vie, parce qu’il fait presque partie de ta famille. Ce n’était pas un étranger ou un collaborateur quelconque, non c’était des relations fraternelles et c’est comme ça que l’on se sentait avec lui. Il t’aide à devenir quelqu’un, du coup, il y a un partage d’expérience et d’amitié. Il était capable de mourir pour sauver les autres. Je perds là l’un des meilleurs agents  », a-t-il témoigné, les larmes aux yeux.

Formateur principal sur les aspects de discipline militaire et bien d’autres, l’on retiendra qu’il a formé 120 éco-gardes à travers le Gabon. Il laisse une femme et deux enfants à bas âge. La dépouille est actuellement dans une maison de pompes funèbres à Libreville.

Avec AGP

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