RGPL 2025 : Des brigadiers citoyens formés pour préparer le terrain à Port-Gentil
-
Ils ne portent ni uniforme ni galons, mais ils sont appelés à jouer un rôle clé dans l’une des opérations les plus sensibles de l’État gabonais : le Recensement général de la population et du logement (RGPL) 2025. À quelques jours du déploiement des agents recenseurs, la formation des brigadiers citoyens, organisée le jeudi 22 janvier dans la salle de réunion de la mairie du 1er arrondissement de Port-Gentil, marque un tournant stratégique dans la volonté des autorités de crédibiliser et sécuriser cet exercice national.

Jeunes, leaders communautaires, membres d’associations, responsables religieux ou simples citoyens engagés, ces brigadiers ont été sélectionnés pour servir de relais de confiance entre l’administration et les populations. Leur mission : informer, sensibiliser, orienter et rassurer des ménages encore marqués par la défiance envers certaines opérations publiques. « Il s’agit de les former sur le concept mis en place afin de précéder l’arrivée des agents recenseurs, et donc ils seront sur le terrain avant, pendant et après. Durant cette formation, nous leur avons donné leur mission première : sensibiliser les populations, visiter les ménages surtout ceux qui ont été oubliés », a expliqué Wendy Keshia Oyelentsia, membre du Bureau central du recensement chargée de la communication et de la formation.
La formation, étalée sur deux jours, se veut pragmatique : objectifs du RGPL, simulations de terrain, gestion des réticences, respect de la confidentialité, adaptation aux réalités socioculturelles. « La formation dure deux jours, le premier est consacré à la formation-quiz, ensuite formation puis un cas pratique pour finir avec une simulation sur le terrain », précise Wendy Keshia Oyelentsia. Dans l’Ogooué-Maritime, vingt-six brigadiers ont été retenus selon des critères précis. « Le code de déontologie et d’éthique repose sur la disponibilité, la courtoisie, la patience et un comportement responsable. On ne pourra pas aller vers les populations en état d’ébriété, il faut avoir un minimum de bienséance, savoir parler la langue locale », rappelle Célestin Essone Ntoutoume, chef de mission provincial du recensement.
-


