Criminalité faunique

Oyem : 4 braconniers présumés arrêtés avec des pointes d’ivoire et des peaux de panthère

Oyem : 4 braconniers présumés arrêtés avec des pointes d’ivoire et des peaux de panthère
Oyem : 4 braconniers présumés arrêtés avec des pointes d’ivoire et des peaux de panthère © 2022 D.R./Info241

L’antenne provinciale de la police judiciaire d’Oyem (Woleu-Ntem, nord du Gabon) a mis aux arrêts ce 16 avril, 4 sujets gabonais surpris en flagrant délit de commercialisation d’espèces fauniques protégées, rapporte un communiqué de l’ONG Conservation Justice parvenu mardi à la rédaction d’Info241. Les trafiquants ont été pris la main dans le sac avec un butin composé de 4 pointes d’ivoire, 3 peaux et 5 dents de panthère et une queue d’éléphant.

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Lutte contre la criminalité faunique des autorités gabonaises vient de porter ses fruits. Une équipe composée de la police judiciaire d’Oyem et des Eaux et Forêts, avec l’appui des membres de Conservation Justice, ont été informés des activités d’un réseau présumé de trafiquants d’espèces protégées. Il s’agit de 4 compatriotes qui ont été interpellés samedi dernier.

Une vue des éléments saisis au sein de ce réseau de braconniers présumés

A.N.G.M serait le propriétaire de deux peaux et des cinq dents de panthère. A son domicile, une vingtaine de munitions, dont des balles 375 et des cartouches de calibre 12 double zéro, ont été découverts. Ses complices seront tour à tour interpellés. N.N.C, retraité, aurait abattu un éléphant avant d’extraire les défenses et prélever la queue. La perquisition de son domicile au village Nkout a permis la saisie de plusieurs munitions (cartouches doubles zéro modifiées et 375). Le mis en cause a conduit l’équipe d’opération sur le lieu d’abattage du pachyderme. Des ossements ont été retrouvés.

A.J.B, enseignant, serait propriétaire d’une paire d’ivoire prétendument trouvée en forêt. La perquisition de son domicile n’a permis aucune saisie. Ces faits constituent un ensemble d’infractions des combinaisons des dispositions du Code pénal (art.579), du Code forestier (art.92 et 275) et une entrave au principe de la préservation de la biodiversité et des écosystèmes (art.3) adopté dans la loi 0002/2014 portant développement durable en République gabonaise.

Ces dispositions visent non seulement à protéger les espèces fauniques en danger de disparition mais aussi au maintien de la durabilité des ressources naturelles. La sauvegarde des espèces de la faune sauvage et des forêts constitue également des perspectives pour le tourisme durable au regard des aspirations du Gabon en tant que puissance verte sur la scène internationale. Les concernés risquent jusqu’à dix ans de prison selon le Code pénal.

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