Bras de fer

Grève des enseignants au Gabon : Les syndicats appellent à une sortie de crise par le dialogue

Grève des enseignants au Gabon : Les syndicats appellent à une sortie de crise par le dialogue
Grève des enseignants au Gabon : Les syndicats appellent à une sortie de crise par le dialogue © 2026 D.R./Info241

La reprise des cours au Gabon n’aura pas lieu, du moins pas cette semaine. Ce mardi 6 janvier à Libreville, le Syndicat de l’Éducation nationale (SENA) et le Syndicat national de l’enseignement technique et professionnel (SYNETECPRO) ont annoncé la reconduction de leur mouvement de grève. Les enseignants ont décidé de désert les salles de classe jusqu’au vendredi 9 janvier 2026, plongeant le début du deuxième trimestre dans l’incertitude.

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Les élèves gabonais sont contraints de rester à la maison. Alors que le calendrier scolaire prévoyait une reprise normale après les congés, le fonctionnement des établissements scolaires demeure totalement paralysé. Cette situation est la suite directe du mouvement d’avertissement déjà observé du 10 au 13 décembre dernier, qui n’avait visiblement pas suffi à faire bouger les lignes.

Les enseignants présents à cette prise de parole syndicale

Face à ce qu’ils qualifient de « mutisme du gouvernement », les leaders syndicaux ont décidé de durcir le ton. Ils estiment que leurs appels répétés sont restés lettre morte et exigent désormais des actes concrets. Pour sortir de l’impasse, le SENA et le SYNETECPRO demandent aux autorités d’engager des discussions urgentes à travers un format spécifique : la mise en place d’une commission interministérielle. Selon eux, c’est la seule voie pour rétablir un climat de confiance rompu.

Les doléances des enseignants ne sont pas nouvelles. Elles portent essentiellement sur :
- La régularisation des situations administratives des agents.
- Une meilleure gestion du système éducatif et des carrières du personnel.
- La réalisation d’un état des lieux exhaustif des dossiers actuellement en attente (en souffrance) au ministère de l’Éducation nationale.

Les deux organisations syndicales ont d’ores et déjà prévenu : si ces revendications demeurent sans réponse d’ici la fin de la semaine, elles n’excluent pas de poursuivre et d’intensifier la mobilisation au-delà du 9 janvier. La balle est désormais dans le camp du gouvernement pour sauver le trimestre.

@info241.com
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