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Crise au PDG

Cocobeach : nouvelles démissions en cascade pour le parti d’Ali Bongo

Cocobeach : nouvelles démissions en cascade pour le parti d’Ali Bongo
L’hôtel de ville de la mairie de Cocobeach © 2016 D.R./Info241

Les militants du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) à Cocobeach (Estuaire) sont en colère. Douze d’entre eux ont décidé lundi de claquer la porte du parti d’Ali Bongo en raison de l’éviction « arbitraire et antidémocratique » du maire de la commune Jean de Dieu Nguema Mba. Une nouvelle situation trouble pour le parti au pouvoir en pleine tourmente post-présidentielle.

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Le torchon brûle à Cocobeach entre les militants du parti au pouvoir après l’éviction de ses rangs de l’édile de localité. Les instances du parti qui ont toujours maille à partir avec la crise post-électorale née de la réélection controversée de leur champion Ali Bongo, reprocheraient au maire sortant sa « duplicité flagrante avec l’adversaire » (opposition), d’où sa radiation immédiate du parti le 7 novembre avec pour conséquence la perte de son mandat électif.

L’ancien maire aux cotés d’Ali Bongo (archives)

La décision jugée arbitraire par plusieurs membres locaux du parti (11 conseillers municipaux et 1 départemental) a suscité donc la démission collective de 12 membres des fédérations 1 et 2 du PDG dans le département de la Noya. Les démissionnaires entendent marquer ainsi leur solidarité vis-à-vis de leur camarade injustement frappé par la décision « arbitraire » et « antidémocratique » du parti.

Jean de Dieu Nguema Mba était à la tête de la mairie de Cocobeach depuis 19 ans. Les autorités PDG lui reprochaient sa proximité lors de la présidentielle avec Michel Menga, ancien député de la localité, passé depuis à l’opposition. Une décision qualifiée d’arbitraire par les démissionnaires (Alphonse Mba Obiang, André Nguema Obame, Thomas Ango Ze Ndong, Colette Meye M’Engouang, Jean-François Nkoghe Ntoutoume, Robert Ndzang Nguema, Clément Sima, Joël Ayong Obame, André Ntoutoume Bekale, Monserath Bondjet, Christophe Nguema et François Nkoghe) dans une lettre collective adressée le 14 novembre au secrétariat général du parti.

Avant la présidentielle du 27 août dernier, le parti d’Ali Bongo a enregistré plusieurs démissions en cascade de ses militants qui n’ont eu de cesse de critiquer sa gestion du pays. Plusieurs membres du parti avaient été remerciés et sont allés depuis garnir les rangs de l’opposition qui a donné toutes les peines du monde à Ali Bongo.

D’où le climat de suspicion généralisée qui gangrène désormais le parti au pouvoir. D’autant que Jean de Dieu Nguema Mba est accusé d’avoir soutenu et financé dans l’ombre le Rassemblement Héritage et Modernité, parti politique de l’opposition proche de Jean Ping qui réclame toujours sa victoire à la présidentielle.

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