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L’offre politique programmatique de Jean Ping pour la jeunesse gabonaise

L’offre politique programmatique de Jean Ping pour la jeunesse gabonaise
L’offre politique programmatique de Jean Ping pour la jeunesse gabonaise © 2016 D.R./Info241

Dans un communiqué de presse parvenu ce samedi à la rédaction d’Info241, Jean Ping, candidat officiel à l’élection présidentielle du 27 août 2016 au Gabon, un des rares candidats en lice pour occuper le palais du Bord de mer a avoir publié depuis plusieurs mois, son programme politique intitulé : ’’Le Gabon à l’abri de la peur, le Gabon à l ’abri du besoin’’ égraine ses propositions en matière de jeunesse et d’éducation. Au moment où l’actualité politique est cristallisée par les accusations de violation de la constitution gabonaise contre Ali Bongo, le facteur du projet de société dont les Gabonais jaugeront la pertinence est indispensable.

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Au Gabon analyse Jean Ping « la jeunesse gabonaise constitue 62% de la population gabonaise c’est une richesse et un atout indéniable pour le pays. Mais sous l’ère d’Ali Bongo l’avenir de la jeunesse a été sacrifié par la recrudescence des crimes rituels qui ont pour cible les jeunes, élèves et enfants. Au mépris des droits de l’homme. C’est pourquoi je milite à mettre le Gabon à l’abri de de la peur. Son mandat présidentiel a été marqué par des grèves à répétition du milieu scolaire et estudiantin. Or, la vitalité et le dynamisme de la jeunesse gabonaise sont enviables. C’est pourquoi dès que je serai élu, je me battrai pour l’application réelle et pragmatique de toutes les dispositions de la charte africaine de la jeunesse. »

En effet, a indiqué le diplomate gabonais, «  quand j’étais en poste au Ministère des Affaires étrangères deux ans avant mon élection à la Commission de l’Unon africaine, j’ai travaillé à faire ratifier le Gabon la charte africaine de la jeunesse dont les chefs d’Etat et de gouvernement l’eurent adopté en juillet 2006, lors de leur Sommet à Banjul (Ndlr : République de la Gambie). La Charte africaine de la jeunesse non seulement offre aux gouvernements, à la jeunesse, à la société civile et aux partenaires un cadre continental qui précise les droits, les devoirs et les libertés de la jeunesse mais facilite également l’élaboration de programmes et plans stratégiques nationaux pour l’autonomisation des jeunes. »

Le second objectif clé de la Charte de la jeunesse explique Jean Ping « est d’assurer l’implication constructive de la jeunesse dans le programme de développement de l’Afrique et leur participation effective aux débats et aux processus de prise de décision sur le développement du continent. La Charte détermine un cadre qui permettra aux décideurs d’intégrer les questions de la jeunesse dans toutes les politiques et programmes de développement. Elle constitue de ce fait une base juridique pour assurer la présence et la participation de la jeunesse dans les structures et instances gouvernementales tant sur les plan national, régional et continental. »

Troisièmement, ajoute l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, «  la Charte fournit d’importantes directives et définit les responsabilités des Etats membres en ce qui concerne l’autonomisation de la jeunesse dans les zones stratégiques à savoir l’éducation et le développement des aptitudes ; l’éradication de la pauvreté et l’intégration socioéconomique de la jeunesse ; des moyens d’existence durables et l’emploi des jeunes ; la santé, la paix et la sécurité, le maintien de l’ordre, le développement durable et la protection de l’environnement. » L’application parcimonieuse de ces directives relève Jean Ping « devrait non seulement offrir à la jeunesse les outils nécessaires pour garantir leurs moyens d’existence mais aussi arrêter le flux de la plus importante ressource de l’Afrique vers les autres régions du monde. »

Enfin, martèle-t-il «  la Charte indique les responsabilités de la jeunesse quant à leur propre développement et envers leurs pays et continent. En d’autres termes, les droits indiqués dans la Charte vont de pair avec des responsabilités. Les jeunes ne doivent pas s’attendre à ce que les gouvernements assurent leur autonomisation pendant qu’ils font le contraire en se détruisant eux-mêmes de diverses manières, tels que l’abus des stupéfiants. Pour pouvoir tirer le maximum de profit de la mise en œuvre de la Charte, les jeunes devraient également faire preuve d’autodiscipline requise. »

J’ai eu le privilège signale Jean Ping, « avec mon cher collègue le Prof. Nagia M. Essayed qui a mené ce projet, d’exhorter les chefs d’Etat et de gouvernement de tous les Etats membres en premier desquels mon pays le Gabon à ratifier la Charte le plus tôt possible et à appuyer le processus de vulgarisation de la Charte au niveau national. J’invite, par la même occasion, nos partenaires au développement à aider les jeunes dans leur rôle d’acteurs de leur propre développement et à s’acquitter pleinement de leurs devoirs civiques pour le développement socioéconomique de leurs pays. Mais ce projet est resté vain pour Ali Bongo et son régime qui voient que les jeunes comme des faire-valoir. »

Concernant le système éducatif gabonais, s’exprime le natif d’Omboué, « il faut le mettre totalement à plat. Nous avons la capacité de le rénover en s’appuyant sur des études et diagnostic que j’ai commandés à ce sujet très important pour notre jeunesse gabonaise. La Banque mondiale, dans son rapport de 2015 a souligné que le taux de redoublement au Gabon a atteint de proportion inquiétante estimée à 90 % soit, le double de la moyenne africaine. Or, Ali Bongo a un bilan nul et totalement déplorable. Aucunes écoles ni infrastructures scolaires construits tout au long de son mandat. Et pourtant 14 milliards avaient été budgétisés à ce sujet. Il s’est enrichi sur le dos des gabonais avec son ANGT. En violation de l’article 14 de la constitution gabonaise. »

Pour Jean Ping, « dans l’enseignement supérieur, les projets de création des universités à Port-Gentil, à Boué, à Oyem et à Mouila n’ont pas vu le jour. Résultat des courses : 100 à 200 élèves par Classe dans les lycées et collègues du Gabon. Les enfants apprennent à même le sol. C’est honteux. Un sureffectif au paroxysme, un manque d’infrastructure adapté. Le taux de réussite au bac qui était de 18,5% en 2015 s’élève désormais à 14,75% en 2016. Le taux du chômage avoisine plus de 35% de la jeunesse gabonaise. Mon immersion durant deux années dans les 9 provinces du Gabon, y compris les villages les plus reculés, m’ont permis d’observer l’état du pays et les difficultés des Gabonais. Maison par maison, famille par famille, j’ai été à l’écouté des jeunes, les femmes, les notables, les anciens. Cette tournée nationale lui aurait permis de forger des propositions dans différents domaines, constitutives d’une vision pour l’avenir du Gabon. »

La première priorité de Jean Ping concerne l’éducation : « Je rendrai l’école obligatoire et gratuite jusqu’à 16 ans et je réformerai la système éducatif pour que chaque jeune fille et jeune garçon bénéficie d’une formation de qualité dans tous les domaines et notamment dans les domaines scientifiques et technologiques. Je construirai des écoles et j’améliorerai significativement la condition de l’enseignant. » Il précise : «  Mon ambition pour le pays est de placer les Gabonaises et les Gabonais au début, au milieu et à la fin de notre politique de développement. Cette politique, au centre de laquelle se trouvent prioritairement les jeunes, est une nécessité impérieuse si nous voulons progresser qualitativement vers des lendemains meilleurs. D’où l’intérêt de leur procurer une éducation et une formation professionnelle à la hauteur des défis. »

«  Parler aujourd’hui de réforme du système éducatif devient banal, tant cet impératif a toujours été annoncé et jamais réalisé. J’invite d’ores et déjà le monde enseignant à s’approprier ce projet pour qu’ensemble nous posions résolument les jalons d’une véritable école moderne. Je suis conscient du fait que la place, le rôle et l’attractivité de la fonction de l’enseignant doivent être réhabilités. Le métier d’enseignant doit être correctement repensé et non plus marginalisé » a-t-il martelé. Souhaitant favoriser l’égalité des chances entre hommes et femmes, Jean Ping s’engage à «  mettre un accent particulier sur l’éducation des femmes qui représentent plus de 50% de la population, afin de leur assurer un emploi à la mesure de leurs besoins et aspirations, et favoriser ainsi un meilleur équilibre homme-femme dans l’économie, tout en revisitant l’approche du genre et en l’intégrant dans notre conception de la vie et de la société. La promotion des femmes est un impératif de développement. »

Selon l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, l’enseignement supérieur et la recherche constituent également mes priorités absolues : « l’université du XXIème siècle ne saurait continuer à fonctionner avec les outils du siècle dernier. Il est temps que nos universités sortent de cette spirale de grèves qui ponctuent les années académiques depuis plusieurs années. Aussi me paraît-il nécessaire de commencer par donner à nos universités une autonomie réelle. » Dans un contexte mondialisé où la compétition fait rage, explique le diplomate gabonais « nous devons tout mettre en œuvre pour créer les conditions de travail et de rémunération permettant d’attirer les meilleurs enseignants et chercheurs d’ici et d’ailleurs. Dans la perspective de réaliser l’adéquation entre la formation et l’emploi, il importe de créer des passerelles avec le marché du travail, de sorte que le nombre d’étudiants dans les différentes filières soit en adéquation avec la réalité économique et les besoins exprimés ; ce qui devrait se faire à travers la création de partenariats entre le monde de l’entreprise et le monde de la connaissance. »

En résumé, indique Jean Ping : « En ce qui concerne l’éducation, Jean Ping s’engage à :-refonder le système éducatif à tous les niveaux, après une large concertation nationale. Le système éducatif doit répondre à une exigence de qualité supérieure et à nos valeurs humaines, sociales et spirituelles. Il doit répondre aux besoins de développement économique et social et à la nécessité de former des citoyens animés d’un haut degré de sens moral et de probité, dotés d’un esprit scientifique et d’une forte culture technologique. »

Mais aussi, le diplomate gabonais entend « réduire les disparités entre zones urbaines et rurales et à l’intérieur des zones urbaines. Réduire les taux de redoublement et le chômage des diplômés qui atteint des proportions importantes ; réduire de manière décisive l’inégalité des chances devant l’instruction, qui s’opère à un double niveau : exclusion des enfants qui ne peuvent pas accéder à l’école, mais aussi persistance d’une école à deux vitesses. La formation professionnelle doit viser deux objectifs selon diplomate gabonais : -offrir un métier aux femmes et aux jeunes afin de leur permettre de tenter l’aventure de l’industrie, de l’entreprise privée et de la réussite ; -mettre à la disposition des entreprises un personnel qualifié et adapté à leurs besoins. »

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Ancien ministre d’État et directeur de cabinet d’Omar Bongo, Jean Ping a également mené une carrière internationale : d’abord représentant du Gabon à l’Unesco (1978-1984), après une carrière ministérielle dans son pays, il préside l’assemblée générale de l’ONU en 2004-2005 et est élu président de la commission de l’Union africaine en 2008, poste qu’il occupe jusqu’en 2012. Chose espérer que toutes ces idées envers la jeunesse gabonaise qui a soif de voir respecter ses aspirations puissent être réalisées. Quand bien même il faudrait d’abord franchir la barrière des présidentielles qui l’opposera sans doute à Ali Bongo qui a toutes les institutions dites républicaines en charge de l’organisation des élections à sa solde. Il faut noter que tous les recours suite aux faux en écriture publique, le faux usage de faux concernant l’acte civil querellé du président gabonais devant la Cour Constitutionnelle et la CENAP ont été rejetés. La jeunesse gabonaise libre et éclairée avisera le 27 août prochain.

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