Front social

Les agents du Ré-Ndama livrés à eux-mêmes à la belle étoile devant l’aphonie des autorités !

Les agents du Ré-Ndama livrés à eux-mêmes à la belle étoile devant l’aphonie des autorités !
Les agents du Ré-Ndama livrés à eux-mêmes à la belle étoile devant l’aphonie des autorités ! © 2021 D.R./Info241

Choqués de crier leur désarroi comme dans un désert sans que leur tutelle ne daigne réagir à leur situation actuelle, plusieurs des salariés de l’hôtel le méridien Ré-Ndama ont enfin mis leur menace d’utiliser d’autres moyens pour se faire entendre. Ils sont depuis hier soir à leur seconde nuit à la belle étoile sur le parvis de cet hôtel huppé de la capitale gabonaise.

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Jeudi dernier, en annonçant qu’ils prendraient d’assaut le hall de la structure qui les employés depuis toujours, il semble que personne, du moins, leur tutelle complètement aphone depuis qu’ils manifestent, ne semble les avoir pris au sérieux.

Les agents ne démordent pas devant leur précarisation

Courroucés par cette indifférence qui pour eux semble illustrer la nature impitoyable du gouvernement vis-à-vis de ses concitoyens, autant qu’elle frise le ridicule de celui-ci, vu de l’extérieur, ces hommes et femmes, responsables ayant à leur charge diverses familles, ont décidé depuis mardi d’investir les locaux de l’hôtel en y passant des nuits à la belle étoile.

Réquisitionné depuis mars 2020, aux premières heures du premier confinement que le gouvernement gabonais imposa à son peuple pour, disait-il, freiner la propagation de la pandémie du coronavirus, voilà qu’il y a un an aujourd’hui que ce même gouvernement n’est plus jamais revenu sur sa décision en y incluant la reprise effective des activités du personnel.

A la belle étoile pour se faire entendre

Pire encore, depuis bientôt un mois, la direction de cette structure parapublique a annoncé, au moyen d’une note d’information qu’elle n’était plus en mesure de poursuivre le paiement des 50% de leurs allocations qu’ils percevaient durant le confinement, comme soutien à leur mise en chômage technique. Une précarisation qui a déjà eu pour conséquence collatérale le décès de trois de ces employés, faute de prise en charge médicale.

Jusqu’à quand le gouvernement restera muet sur ce dossier pourtant des plus brulants du moment sur le front social ? À qui profite finalement la réquisition indéfinie de cet hôtel, et que cache cette dernière au point que face à ces compatriotes, aucun interlocuteur ne se présente, ni la tutelle, ni des délégués de la direction générale ? Pour l’heure, le compte à rebours des nuits dans ces conditions d’une extrême gravité est lancé. Qui pourra le stopper ? Seul l’avenir édifiera.


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