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Le Gabon veut doper sa filière café-cacao en accompagnant les jeunes

Le Gabon veut doper sa filière café-cacao en accompagnant les jeunes
Le Gabon veut doper sa filière café-cacao en accompagnant les jeunes © 2016 D.R./Info241

Le directeur général de la Caisse de stabilisation et de la péréquation (Caistab), Ismaël Ondias Souna (photo) et le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, Mathieu Nzengui Mboumba ont récemment échangé sur les moyens à mettre en œuvre en vue de la relance de la filière café-cacao.

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« Avec le ministre d’Etat en charge de l’Agriculture, Mathieu Nzengui Mboumba, nous nous sommes entretenus sur la réorganisation de la filière Café-cacao. Nous avons, par exemple, ensemble réfléchi sur les moyens à mettre en œuvre afin que les planteurs gabonais puissent évoluer en coopérative pour des soucis d’une plus grande efficacité. », a déclaré Ismaël Ondias Souna au sortir de cet entretien.

D’autres sujets ont également été abordés au cours de cet entretien, notamment les nouveaux partenariats que la Caistab doit établir, que ce soit avec le ministère ou avec des institutions privées.

Dans le droit fil de cet échange, Mathieu Nzengui Mboumba et son hôte ont également trouvé un terrain d’entente sur la mutualisation de leurs efforts afin d’attirer les investisseurs et l’accompagnement dans leurs activités. Selon Ismaël Ondias Souna, pour la survie ainsi que relance de la filière, la Caisse de stabilisation et de la péréquation mise largement sur la jeunesse.

« Nous recherchons des jeunes qui peuvent s’investir totalement dans filière café-cacao », a déclaré Ismaël Ondias Souna. Pour ce faire, la Caistab se dit prête à les accompagner, non seulement à travers le rachat de leur production, mais également avec son assistance au quotidien grâce à la fourniture des équipements, des intrants agricoles et dans le domaine de la formation.

Dans un proche avenir, la Caistab entend initier un vaste programme de développement adapté à la jeunesse qui souhaite investir dans la filière. Car, « notre nouvelle dynamique consiste à refaire de la filière Café-cacao, un secteur porteur en apportant notre soutien aux exploitants agricoles et enfin, de permettre aux paysans de vivre de leur production », a-conclu le directeur général, Ismaël Ondias Souna.

Les autorités gabonaises veulent produire 1000 tonnes de café Robusta et 5000 tonnes de cacao par an d’ici 5 ans

Ambitions démesurées pour certains, réalistes pour d’autres, toujours est-il que la production de cacao qui était proche de 7000 tonnes à la fin des années 70, a périclité pour une production d’à peine 500 tonnes actuellement. Faute d’une politique sur le long terme et le maintien d’une production minimale, le secteur a fortement régressé.

L’exode rural, le vieillissement de la main d’œuvre et la crise mondiale de 1980 ont également eu pour effet, l’effondrement de la production nationale de café et de cacao. En réalité, la production de café et de cacao a été délaissé au profit d’autres secteurs plus rémunérateurs comme le pétrole ou les mines.

Les évolutions des chiffres de la production du café et du cacao au Gabon sont à l’image d’une politique peu incitative à laquelle s’ajoutent le mauvais « planting » des paysans ; l’entretien peu soutenu des plantations ; la préparation peu soignée du produit ; le manque d’usinage et de conditionnement ; et enfin, une commercialisation rendue difficile avec des voies de communication peu praticables.

Pour inverser la tendance et relancer la filière café-cacao, les pouvoirs publics ont annoncé un investissement de cinq milliards de FCFA par an, avec un premier objectif d’atteindre 4000 tonnes de production nationale, soit 2000 tonnes pour le café et 2000 tonnes pour le cacao.

Cette enveloppe permettra d’augmenter sensiblement les surfaces cultivées et apporter de l’aide technique et financière aux agriculteurs notamment dans la province de l’Ogooué Ivindo, où la culture du café/cacao a été intensive par le passé, puis de revoir à la hausse le prix d’achat et la commercialisation du café et du cacao.

La filière avait déjà été identifiée dans le cadre du Document stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté puis récemment par le Programme stratégique Gabon émergent (PSGE), comme facteur de lutte contre la pauvreté, notamment en milieu rural. Sans une exécution opérationnelle et concrète presque 7 ans après cette annonce d’Ali Bongo.

Avec Ecofin

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