Pluie d’ultimatums

La HAC renait peu à peu de ses cendres et (re)déclare la guerre aux médias privés gabonais

La HAC renait peu à peu de ses cendres et (re)déclare la guerre aux médias privés gabonais
La HAC renait peu à peu de ses cendres et (re)déclare la guerre aux médias privés gabonais © 2022 D.R./Info241

Un épais nuage noir plane actuellement sur les médias privés exerçant en République gabonaise. En effet, ce 6 avril la Haute autorité de la Communication (HAC) désormais dirigée par l’un des 4 porte-paroles du PDG, Germain Ngoyo Moussavou, a lancé plusieurs ultimatums aux dirigeants des médias privés. Il s’agit entre autres du paiement de la redevance annuelle des exercices 2021 et 2022 et des formalités juridiques des responsables de la presse.

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Longtemps plongée dans une léthargie en raison de l’état de santé de son ancien président, la HAC a repris du poil de la bête avec la nomination de l’ancien ambassadeur du Gabon en France Germain Ngoyo Moussavou. Nommé le 10 mars dernier à la tête de la HAC, Germain Ngoyo Moussavou est déjà passé à l’offensive en s’attaquant aux médias privés, sommés de régler dans des délais courts plusieurs affaires brûlantes du ressort de ce gendarme des médias.

En effet, disant agir conformément aux dispositions du décret n°0009/PR/MC du 4 janvier 2006 fixant les taux de redevance annuelle à payer par les entreprises privées de communication audiovisuelle, d’édition et de publicité a sommer les patrons des médias de s’acquitter des redevances dues pour les années 2021 et 2022. « La Haute autorité de la communication invite les assujettis à s’acquitter de leur redevance pour le compte des années 2021-2022 », a martelé le communiqué lu mercredi soir sur la télévision d’Etat.

L’intégralité du communiqué de la HAC du 6 avril

Sauf que selon la Fédération des organisations de la presse gabonaise (FOPGA) qui a tenu une réunion d’urgence jeudi, la HAC fait référence à un décret datant de 2006 qui a été abrogé depuis 2016 par la nouvelle loi n°019/2016 du 09 août 2016 portant Code de la communication actuellement en vigueur en République gabonaise. Ngoyo Moussavou et ses conseillers membres se seraient donc emmêlés les pinceaux en exigeant cette redevance qui n’a plus d’existence légale.

Mais la sortie de guerre de la HAC ne s’est pas arrêtée là. Elle a donné 30 jours aux responsables de médias en ligne pour achever leurs formalités juridiques et ainsi « se mettre en règle » vis-à-vis de cette institution. Une autre façon de mettre sous pression ces acteurs privés que le gendarme des médias a dit se réserver « le droit de suspendre leurs activités ». Des menaces qui ont toujours été le lot quotidien de cette institution. La nouvelle présidence de la HAC de cet ancien journaliste ne dérogera pas à cette tradition non écrite.

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