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L’opposition gabonaise devise avec la Cour constitutionnelle en vue de la présidentielle

L’opposition gabonaise devise avec la Cour constitutionnelle en vue de la présidentielle
Casimir Oye Mba au sortir de l’audience auprès de la Cour constitutionnelle gabonaise © 2016 D.R./Info241

Après s’être rendus le 24 juin dernier à la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), les candidats déclarés à la présidentielle gabonaise pour le compte de l’opposition, ont poursuivi hier leur périple auprès des institutions en charge des élections, à la Cour constitutionnelle.

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Les candidats de l’opposition bien que réduit à 4, sont allés rappeler leur attachement au strict respect de la Loi et fustigés les libertés prises sur la loi par le président de CENAP dans la publication des pièces à fournir pour la présidentielle de cette année.

Lire aussi >>> L’opposition à la CENAP : un mémorandum pour contester l’éligibilité d’Ali Bongo à la présidentielle

Hier, plusieurs candidats de l’opposition étaient autour de Marie-Madeleine Mbourantsuo, la présidente de la cour constitutionnelle gabonaise. Ce sont Casimir Oye Mba, Guy Nzouba Ndama, Pierre-Claver Maganga Moussavou et Bruno Ben Moubamba qui sont allés porter le message de l’opposition quant à leurs attentes pour la présidentielle d’août.

Dans la déclaration lue par leur représentant Casimir Oye Mba, les candidats déclarés de l’opposition ont marqué leur « détermination à voir la Constitution et l’ensemble du corpus juridique s’appliquer à tous, sans exception ni état d’âme ». Faisant ainsi allusion à la situation administrative du candidat Ali Bongo dont la filiation est contestée par l’opposition gabonaise et au cœur d’une profonde polémique.

Les leaders de l’opposition ont ainsi dénoncé les « manœuvres de la CENAP » visant à « exonérer Ali Bongo de son devoir de vérité quant à sa situation administrative ». Selon l’opposition, la CENAP aurait pris des libertés face à la loi pour favoriser le candidat sortant de l’épineuse question de sa filiation querellée.

Ils contestent ainsi la lecture personnelle qu’a faite Réné Aboghé Ella des « dispositions de la loi n° 07/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques et la loi n° 16/96 du 15 avril 1996 portant dispositions spéciales relatives à l’élection du président de la République, modifiée par l’ordonnance n° 18/98 du 14 août 1998 ».

La présidente de la Cour constitutionnelle a pour sa part indiqué qu’elle répondrait à toutes les sollicitations d’ordre juridique si elle en était saisie en bonne et due forme. Avant d’indiquer que la contestation de toute candidature devant la haute juridiction pouvait être faite 72h après la publication par la CENAP des candidatures retenues.

Voici l’intégralité de la déclaration des candidats de l’opposition du 4 juillet :

Suite aux dernières évolutions de l’actualité et après la publication par le président de la Commission électorale nationale autonome et indépendante (Cénap) d’une liste de pièces constitutives des dossiers de candidature à la présidentielle, en violation totale des dispositions de la loi n° 07/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques et la loi n° 16/96 du 15 avril 1996 portant dispositions spéciales relatives à l’élection du président de la République, modifiée par l’ordonnance n° 18/98 du 14 août 1998, nous, candidats déclarés à la prochaine présidentielle, avons remis au président de la Cour constitutionnelle, un mémorandum exigeant une stricte application de la loi.

Nous suivons avec intérêt les manœuvres de la Cénap, qui entend exonérer Ali Bongo de son devoir de vérité quant à sa situation administrative. Nous condamnons sans réserve le comportement du président de la Cénap, qui s’est affranchi de l’obligation d’appliquer la loi, s’arrogeant la prérogative de la faire en lieu et place du législateur. En modifiant unilatéralement la liste des pièces à verser dans les dossiers de candidature, le président de la Cénap a clairement indiqué son désir d’imposer la candidature d’Ali Bongo. Par cet acte, il a engagé sa responsabilité personnelle dans tout ce qui pourrait advenir dans les tout prochains jours.

En tant que candidats déclarés à la prochaine présidentielle, nous réaffirmons notre détermination à voir la Constitution et l’ensemble du corpus juridique s’appliquer à tous, sans exception ni état d’âme. Ici et maintenant, nous proclamons à nouveau notre attachement à la loi et affirmons que nous ne nous prêterons à aucune manipulation. Devant ce temple dévoué au respect de la Constitution et à la face du monde, nous disons avec force que nous ne cautionnerons pas les honteuses manipulations du président de la Cénap. Pour cette raison, nous ne produirons, dans nos dossiers de candidature, que les pièces exigées par la loi.

Nous appelons le président de la Cénap à accomplir sa mission conformément aux dispositions légales et le mettons en garde contre toute liberté qu’il prendrait avec la loi. Avec gravité, nous faisons observer au peuple gabonais et à la communauté internationale, la manœuvre du président de la Cénap qui se fait complice d’Ali Bongo dans son intention de renouveler son forfait de 2009. Nous disons fermement que 2016 ne sera pas 2009.

Enfin, nous condamnons avec la plus grande fermeté la complicité passive de la Cour constitutionnelle et lui demandons de prendre ses responsabilités.

Nous vous remercions

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