Grève des enseignants : l’Assemblée nationale ouvre un canal de médiation avec SOS Education
Face à la crise persistante qui paralyse une grande partie du secteur de l’Éducation nationale, le président de l’Assemblée nationale gabonaise, Michel Régis Onanga Mamadou Ndiaye, a reçu hier en audience une délégation du syndicat SOS Éducation La Base, en présence de députés membres du bureau. Cette rencontre marque une séquence politique importante, alors que le conflit social s’enlise et pèse sur la continuité pédagogique. Elle intervient dans un climat de forte attente des enseignants comme des familles.
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En ouverture, le président de l’Assemblée nationale a réaffirmé la disponibilité de la représentation nationale à écouter les parties et à jouer un rôle de facilitateur, dans le respect de ses prérogatives institutionnelles. « Notre institution ne peut rester indifférente face à cette crise qui touche l’avenir de nos enfants. Le dialogue reste la voie privilégiée pour trouver des solutions durables », a-t-il déclaré. Le signal envoyé est clair : le Parlement veut peser dans la recherche d’une sortie de crise.
Un syndicat reçu et entendu sur ses revendications
Prenant la parole au nom de la délégation, Hubert Boucka, porte-parole du mouvement, a salué la tenue de l’audience. « C’est la première fois que nous sommes convoqués par une institution pour être réellement écoutés. Ce geste nous touche profondément et redonne confiance aux enseignants que nous représentons ici », a-t-il affirmé. Le syndicat a exposé ses revendications, en mettant l’accent sur l’urgence d’améliorer les conditions de travail et de restaurer un climat serein dans les établissements.
Une vue des représentants de SOS Education
Les échanges ont été qualifiés de francs et constructifs par les deux parties. Ils ont permis, selon les participants, de poser les bases d’une réflexion commune pour une désescalade. Marcel Libama, présenté comme leader syndical, a insisté sur la nécessité d’un relais politique effectif : « Nous attendons que nos préoccupations soient relayées et prises en compte au plus haut niveau, dans l’intérêt des élèves et de l’école gabonaise ». Le message du syndicat est limpide : l’écoute doit désormais déboucher sur des actes.
Une rencontre reportée puis relancée
La réunion n’a toutefois pas eu lieu au calendrier initial. Prévue au départ pour le lundi 26 janvier 2026 au Palais Léon Mba, elle avait été reportée en raison d’un agenda de dernière minute du président de l’Assemblée nationale. Sa tenue effective hier est donc perçue comme une reprise du fil institutionnel après ce contretemps. Dans la séquence actuelle, ce détail de calendrier n’est pas anodin : il reflète aussi la sensibilité du dossier.
Photo de famille de cette rencontre
En recevant les représentants de SOS Éducation La Base, Michel Régis Onanga M. Ndiaye réaffirme la volonté de l’institution parlementaire d’assumer un rôle d’écoute, de médiation et d’accompagnement. L’enjeu dépasse le seul conflit social : il touche à la paix sociale, à l’année scolaire et à la crédibilité de la réponse publique. Dans un pays où l’école reste un pilier du développement, la capacité des acteurs à transformer ce dialogue en compromis concret sera déterminante.
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