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L’ex-trésorier du Parlement gabonais recouvre la liberté après 76 jours de détention

L’ex-trésorier du Parlement gabonais recouvre la liberté après 76 jours de détention
L’ex-trésorier du Parlement gabonais recouvre la liberté après 76 jours de détention © 2016 D.R./Info241

Jean Pierre Doukaga Kassa, ancien trésorier et agent comptable du Parlement gabonais, proche de Guy Nzouba Ndama président démissionnaire de l’Assemblée Nationale, a été libéré vendredi à Libreville. Après deux mois et quinze jours de détention jugés arbitraires selon les anciens députés du mouvement dissident Héritage et modernité.

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Pour rappel des faits, Jean Pierre Doukaga Kassa, haut fonctionnaire de l’administration du trésor public, trésorier affecté au parlement avait été arrêté par la Direction générale de recherche (DGR), le mardi 19 mars 2016, dans les bureaux de l’Assemblée nationale.

Quelques jours seulement après la démission fracassante du Parlement gabonais de celui qui est présenté comme son mentor politique, le tenace Guy Nzouba Ndama. Passé à l’opposition contre Ali Bongo en étant un candidat à la prochaine élection présidentielle 2016.

En violation flagrante, soulignait les députés démissionnaires membre du courant PDG Héritage et modernité, « de la loi 5/85 portant règlement général sur la comptabilité de l’Etat, les comptables publics sont, entre autres, chargés de la tenue de la compatibilité du poste comptable dont ils ont la responsabilité, de la conservation des pièces justificatives y afférentes et de la garde et de la conservation des fonds appartenant ou confiés à l’Etat. »

Lire aussi >>> Les députés démissionnaires du PDG dénoncent « la dérive despotique » d’Ali Bongo

En effet, expliquait un juriste gabonais à Info241, « Monsieur Ferdinand Evariste Mbadinga Mombo, le nouveau questeur du Parlement gabonais, auteur de la plainte adressé à M. Doukaga Kassa, ne saurait porter plainte à l’agent comptable ou au précédent questeur. Leur gestion ne relève pas de son exercice, indique un observateur avisé. Tout en faisant remarquer que « tout au plus, le directeur général de la Comptabilité publique pourrait engager cette procédure judiciaire, tandis que le juge concerné au premier chef par cette affaire, si affaire il y a, est la Cour des comptes, seule pouvant saisir à ce sujet le Procureur de la République. »

Et de s’interroger à juste titre, «  sur quelle base l’arrestation de Jean-Pierre Doukaga s’est-elle effectuée ? Tout cela pue le micmac politique, au détriment des dispositions juridiques en vigueur en terre gabonaise. Cela ressemble à un règlement de comptes politiques au sommet de l’Etat dont l’appât malheureusement est M. Doukaga. »

Suite à cet énième cas d’emprisonnement arbitraire, la toile s’était mis en branle pour obtenir sa libération. En effet, plusieurs citoyens et activistes gabonais arborèrent sur leur profil personnel notamment, la photo du trésorier du Parlement gabonais, le natif de la Nyanga, Jean Pierre Doukaga Kassa afin de dénoncer ce qu’ils qualifiaient d’injustice, d’abus de pouvoir, d’emprisonnement arbitraire. D’ailleurs, sa santé s’était grièvement détériorée à la suite des mois qu’il a passé encellulé et privé des droits liés aux libertés publiques en vigueur au Gabon.

Lire aussi >>> Emprisonnement du trésorier du Parlement gabonais : la toile s’indigne !

Les réactions citoyennes et surtout politiques notamment celles des députés démissionnaires du PDG, membres de la nouvelle faction dissidente Héritage et modernité, affirmaient que cette arrestation avait été orchestrée par Ali Bongo et ses affidés. Pour cause, selon une source proche du dossier, le but était de brandir une menace formelle et des intimidations afin de freiner les ardeurs de Guy Nzouba, dont le départ retentissant et inattendu alarme jusqu’à présent le régime au pouvoir depuis 1967.

Notons, in fine que plusieurs appels à la libération s’étaient exprimés par une déferlante et enflammée indignation sur les réseaux sociaux durant l’emprisonnement de ce haut fonctionnaire de l’état gabonais. On pouvait y lire sur des affiches conçues à l’effigie de Jean Pierre Doukaga Kassa des messages tels que " Non à la justice aux ordres", "Libérez Jean Pierre Doukaga", "L’injustice au Gabon est une expression favorite du régime d’Ali Bongo", "Non à la privation des libertés publiques", "La justice pour Jean Pierre Doukaga Kassa" Stop à la manipulation de la justice à des à des fins politiques", "Emprisonnement arbitraire".

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