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Gabon, 30 août 2009, une élection et des questions...

Gabon, 30 août 2009, une élection et des questions...
Des électeurs le jour du scrutin de la présidentielle gabonaise de 2009 © 2014 D.R./Info241

Notre citoyen-reporter Jean Claude, s’interroge cette semaine sur l’issue de la présidentielle gabonaise de 2009 ayant cristallisé la plus importante cacophonie post-électorale avec trois vainqueurs auto-proclamés. Des questions restées sans réponse qui mériteraient qu’on y réponde pour que lumière soit !

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Il y a quelques jours, en discutant avec un compatriote au téléphone, « le sujet PEAN » inexorablement arriva. Mon interlocuteur me demanda si j’avais lu son ouvrage, je répondit par l’affirmative en prenant soin de préciser que j’avais lu avant , Les deux bombes, Les avions renifleurs, Bokassa Ier, Affaires africaines, l’homme de l’ombre, Noirs fureurs blancs menteurs, Carnages, La république des mallettes, et que je paraissait dans la lecture de Kosovo une guerre juste pour un état mafieux… nul besoin de rappeler les états de service celui qui est sans doute le meilleur journaliste d’investigations politique français.

Mon interlocuteur me demanda tout de même si j’avais lu le seul livre de Péan qui l’intéressait ainsi que toute la République Gabonaise : Nouvelles affaires africaines, mensonges et pillages sur le Gabon. Je répondis par l’affirmative au pas de course d’ailleurs –en une nuit- au vu de la polémique créée par cet ouvrage désormais célèbre dans le pays de Wongo, Mbombet et Emane Tole.

Ravi, au son de sa voix, mon interlocuteur me dit : « Ali doit partir, nous devons le chasser du pouvoir, ses jours sont comptés, rejoins nous dans la lutte »…éberlué par la proposition –ce n’est pas tous les jours qu’on vous demande de renverser un président, à plus forte raison le votre – je ne réalisais pas encore ce qu’il venait de dire, groggy, je lui demande de répéter : « tu es sourd ou quoi ? Péan à scellé son sort, à nous d’en finir...Alors tu es avec nous ? ».

Je gardais le silence, puis j’interrogeais mon compatriote sur l’opportunité de le changer Ali Bongo Ondimba à deux ans des élections présidentielles prévues en 2016. Enervé il me dit, « Quel président ? Un imposteur ! En 2009 il a fraudé ! … ».Sa dernière phrase réveilla une question enfouie mais persistante : « Il a fraudé en 2009 admettons ! Mais qui a gagné ? ». Ma question le mit hors de lui : « comment ça qui a gagné ? Tout le monde sait que c’est l’opposition », je prit soin de lui rappeler que l’opposition était divisé principalement en deux grands camps : le camp d’André Mba Obame (soutenu par Paul Mba Abessole, Medhi Teale, Prophetesse Ayo…) et de Pierre Mamboundou candidat d’une coalition plus formelle nommée Alliance pour le Changement et la Restauration (A.C.R.) composée entre autres de ténors de l’opposition tels que Pr. Pierre André Kombila, André Musavu, Me Séraphin Ndaot… Il fallait donc être plus précis, il fallait un nom…Il me dit sans détours : « André Mba Obame ! ». 

Je lui fis remarquer que le candidat de l’ACR avait lui aussi revendiqué la victoire, en plus d’Ali Bongo Ondimba … Il tempêta : « Comment tu peux compter Ali ? Un fraudeur ! C’est la Cour Constitutionnelle qui l’a mis là… ». Exit donc définitivement Ali Bongo, qui porte en lui certainement un péché originel, mais la question demeure entière. Qui a gagné ? Puisque deux camps de l’opposition revendiquent toujours la victoire, il me répondit avec enthousiasme : « André Mba Obame ! », conformément au célèbre documentaire célèbre en son temps au Gabon : Françafrique : 50 ans sous le sceau dusecret de Patrick Benquet… Je lui fis remarquer qu’il existait un moyen plus objectif qu’un documentaire fut-il produit par France Télévisions : les procès verbaux de l’élection Présidentielle de 2009.

Surpris il me dit « les P.V. ? », répondant par l’affirmative je lui dis que c’était le seul moyen pour nous d’être fixé sur le véritable vainqueur de l’élection de 2009 puisque chaque Procès Verbal était signé entre autre par tous les représentants des candidats et disponible en plusieurs exemplaires identiques et que si un candidat avait falsifié ses PV, ceux des autres étaient forcément vrais puisque contenant les signatures des représentants du candidat fraudeur. Un moyen imparable donc. Mon interlocuteur me posa une question toute gabonaise :

- « ah bon hein ? »

- « Bien sur que oui » répondit-je. Je poursuivis mon raisonnement en lui demandant pourquoi à ce jour personne n’avait publié (la Cour Constitutionnelle ne l’interdisant pas) les procès verbaux de l’élection présidentielle de 2009 alors que chacun des vingt trois candidats était censé disposer des PV de la capitale à tout le moins ? Et que toutes les déclarations des uns et des autres sur « la victoire de l’opposition 2009 » pour moi n’étaient que des boniments de politiciens et qu’à ce jour rien ne permettait de clore définitivement ce débat important, que certains qualifie à tort d’obsolète.

Fanatisme mis à part, à ce jour, rien de sérieux ne vient remettre en question l’élection d’Ali Bongo Ondimba sur cette question cruciale. Je reste pour par ma part dans l’attente d’une réponse claire, car la lutte pour la démocratie passe par la vérité et la publication par les candidats de l’opposition (ou par leur parti) d’au moins la moitié des 2800 procès verbaux de l’élection présidentielle de 2009 pour moi reste d’actualité.

Mon interlocuteur désormais aussi perplexe que moi me quitta en me promettant qu’il cherchera la vérité, à tous le moins à savoir le contenu des mystérieux procès verbaux de l’opposition.

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