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Éviction de Veolia de la SEEG : partie visible de l’iceberg dans les eaux troubles du règne de l’imposture ?

Éviction de Veolia de la SEEG : partie visible de l’iceberg dans les eaux troubles du règne de l’imposture ?
Éviction de Veolia de la SEEG : partie visible de l’iceberg dans les eaux troubles du règne de l’imposture ? © 2018 D.R./Info241

La rupture « soudaine » du contrat qui liait le Gabon au groupe français Veolia continue de faire réagir dans l’opinion. Le commissaire national aux comptes et aux biens du parti pour les 7 Merveilles du Peuple gabonais (7MP, opposition), Roland Olouba Oyabi, nous livre dans les lignes qui suivent les dessous de cette affaire qui fait grand bruit depuis ce vendredi, date de la rupture de cette convention de cession des actifs de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG).

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Il est un fait que la postérité retiendra du règne accidentel d’Ali Bongo à la tête de la République gabonaise, il a rendu plus de la majorité de ceux qu’il a gérés par les arguments de la force et pas par la force des arguments des hommes engagés, courageux, avertis et forgés contre l’imposture au sommet de l’Etat. Ne dit-on pas en toute chose malheur est bon ?

Les récents événements créés à dessein par Ali Bongo et ses affidés visant à annuler, unilatéralement, la convention d’adduction d’eau et de fourniture en électricité avec Veolia, actionnaire principal de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), qui liait cette société au gouvernement gabonais est digne d’un scénario de film hollywoodien.

La décor planté dans le synopsis de ce film de rupture brutale de contrat comme l’a qualifié le communiqué de presse de la direction générale de cette entreprise ne serait que la partie visible de l’iceberg.

Plusieurs arguments pourraient être émis mais seuls les plus pertinents pourraient captiver notre attention.

Une population instrumentalisée pour manifester

De mémoire récente, l’histoire de notre pays, « propriété des Bongo », nous enseigne qu’on manifeste rarement avec l’encadrement des policiers surtout quand on soupçonnerait la main invisible des opposants pas très voisins du Palais du Bord de Mer dans leur perception du Gabon. C’est ici le sens même de la jurisprudence Aba’a Minko, le terroriste de pacotille.

Or, tout le monde peut voir une manipulation des jeunes qui étaient l’essence même des manifestants réclamant pendant deux jours la fin du contrat de Veolia au sein la SEEG ; ils viendraient pour la plupart de Démocratie nouvelle (DN).

À cette catégorie de la population, le diagnostic révèle les leaders syndicaux proches de certaines personnalités politiques d’un certain bord. Patrick Eyogho demeure le ministre de tutelle de l’eau et de l’énergie.

Si tel ne serait pas le cas, pourquoi n’avoir pas combattu le ministre Bertrand Mapangou lors du renouvellement pour cinq (5) années de plus de la convention liant Veolia à l’État gabonais via la SEEG sachant la qualité médiocre des services offerts aux populations ?

Pourquoi n’avions-nous pas vu ces mêmes leaders syndicaux sortir de leurs gonds lors de la bataille de Jean Gaspard Ntoutoum Ayi contre l’augmentation des factures de Canal+ ? Il y a anguille sous roche, n’est-ce pas ?

Désir d’exister de l’entreprise jumelle à Delta Synergie

La holding Delta Synergie créée par Omar Bongo pour s’accaparer d’une bonne partie des richesses nationales est hors de contrôle d’Ali Bongo. Sa grande soeur, Pascaline Bongo, serait à couteaux tirés avec son frère donc il lui sera presque impossible de dicter sa loi comme toujours.

La conséquence immédiate resterait alors la création de la holding du fils du défunt Omar Bongo incarnée par Olam Gabon. Selon une source très informée, le fils d’Omar est l’un des principaux actionnaires de cette entreprise qui cherche à tout contrôler dans ce royaume bongolandais : ports, aéroports, eau & énergie, agriculture, banques, mines etc.

Le dernier scoop de Veolia au sein de la SEEG participerait à la logique du tout contrôle pour une même famille. Olam serait par conséquent la soeur jumelle de Delta Synergie.

Un chantage récurrent à l’égard de la France

La France qui a longtemps soutenu le régime Bongo-PDG serait dans un choix cornélien : soit saper l’autorité de l’Union européenne qui n’a pas reconnu l’élection d’Ali Bongo au soir du 27 août 2016, l’EU au sein de laquelle elle demeure leader aux côtés de l’Allemagne ; soit elle soutient Ali Bongo malgré son imposture à la tête du Gabon avec l’idée que beaucoup des jeunes finiront par envahir son territoire à la quête d’un statut d’exilé politique sans oublier de mettre en péril tous ses investissements du Gabon.

Par ailleurs, ce scénario de rupture brutale de la convention de Veolia au sein de la SEEG n’est que le simple son de cloche qui alerte les résistants, au régime Bongo-PDG, sur la pression exercée par la communauté internationale, dirigée par la France, sur le régime de Libreville quant à son imposture au sommet de l’État. Selon les échos qui viennent de l’Hexagone, Ali Bongo a été lâché par les derniers soutiens qui lui restaient en occident.

Tel un amoureux à sa dulcinée qui serait sur le point de le lâcher pour un autre, il menace en voulant tout casser pour que cette dernière reconsidére sa position. C’est le cas de Bolloré et son bouquet Canal qui avait annulé la diffusion de Patience Dabany sur la chaîne Histoire dans le documentaire les femmes des dictateurs. Le prix fut le recul d’Ali Bongo dans le non-respect de la concession signée avec le groupe Bolloré. Il donna le port d’Olam à Bolloré.

Ce type d’amour pas vraiment idyllique va durer jusqu’à quand étant donné que la dulcinée vit dans une famille qui refuse les amoureux qui exterminent leur propre peuple, volent les victoires des autres hommes, menacent ceux des leurs qui viennent organiser la compétition du choix du meilleur époux ?

Ce que tout le monde peut retenir est que la France ne peut plus se permettre certains archaïsmes avec Ali Bongo malgré son chantage. Or, la question que pourrait se poser le peuple gabonais est à quand le véritable divorce de cette relation toxique pour tous ?

Par Roland OLOUBA OYABI

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