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Dialogue national : Ali Bongo désormais en quête de légitimité politique

Dialogue national : Ali Bongo désormais en quête de légitimité politique
Dialogue national : Ali Bongo désormais en quête de légitimité politique © 2016 D.R./Info241

Après s’être fait désigné vainqueur par la Cour constitutionnelle lors du contentieux électoral dans des conditions floues et partisanes, Ali Bongo après le revers électoral que lui a infligé les gabonais, veut s’investir enfin d’une légitimité politique. Pour y parvenir, le « président des 3 provinces » n’hésite donc plus à s’attacher les services d’une certaine opposition qui n’a aucun aura politique ni la moindre indignation pour les victimes des massacres post-électorales qu’il a perpétrés pour faire passer la pilule amère de sa réélection.

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Le Gabon est décidément un pays à la démocratie exceptionnelle. Après avoir été « élu » par 3 provinces sur les 9 que comptent le pays, dont celle du Haut-Ogooué sur fond de repli identitaire (selon les propres mots d’un conseiller d’Ali Bongo), la réélection d’Ali Bongo continue d’être une gageure pour la paix sociale et politique du Gabon. Conseillé surement par ses amis françafricains qui ont soutenu cet énième hold-up électoral, Ali Bongo a désormais sorti de son chapeau le dialogue national pour s’assurer enfin une once de légitimité pour gouverner un pays qui lui a clairement tourné le dos.

L’élection présidentielle gabonaise du 27 août dernier, a été une énième occasion manquée pour inscrire le nom Gabon parmi les rares exemples de démocraties continentales. Ali Bongo qui croyait en une victoire qui n’est finalement pas venue par les urnes, continue de confisquer un pouvoir en multipliant intimidations, arrestations arbitraires et désormais achats d’opposants véreux et peu scrupuleux de la cause de la libération du peuple du joug de ses oppresseurs à la longévité demi-centenaire.

Le Gabon est depuis la présidentielle coupé en deux. Le régime au pouvoir non satisfait d’avoir fait de la justice gabonaise un organe répressif au service du régime avec la montée vertigineuse du nombre d’arrestations arbitraires, continue de mettre à l’ombre toute menace incarnée par Jean Ping, contestataire de cette victoire peu élogieuse. Prêt à tout pour mener à bon train son forfait électoral, Ali Bongo se dit désormais prêt à « dialoguer » avec l’opposition qu’il a portant feint d’ignorer les aspirations démocratiques depuis 7 ans.

Bien avant la présidentielle, on se souvient que des résolutions prises à grand renfort médiatique par le Conseil national de la démocratie sont toutes restées lettres mortes dans les tiroirs de l’institution dont les travaux des sessions plénières n’ont jamais eu l’oreille attentive de son initiateur : Ali Bongo. Sinon comment comprendre que celles-ci n’aient jamais connues le moindre début d’application : retour à des élections à deux tours, réduction du mandat présidentiel à 5 ans etc.

Mais aujourd’hui donc avec des opposants qui n’ont ni la légitimité électorale ni l’onction du peuple de l’Opposition, Ali Bongo veut mener un « dialogue » non pas pour donner au pays plus de démocratie mais pour lui permettre de passer du hold-up électoral à la légitimité de son imposture électorale. Ce, dans le but inavoué de conserver le pouvoir et de livrer pour quelques mois des postes politiques « juteux » à des opposants dont on sait en définitive qu’ils n’auront en définitive aucune marge de manœuvre d’actions. Un dialogue national donc pour faire joli à l’international sans jamais renoncer à conserver un pouvoir transmis de gré à gré entre les différents présidents du seul parti démocratique gabonais, au pouvoir depuis 1968.

Devant une crise lancinante qui couve actuellement au Gabon et le silence complice d’une communauté internationale « non ingérente » prompte juste à prendre note des jours sombrent que vivent la nation gabonaise victime de l’appétit demi-centenaire d’un régime qui ne veut rien lâcher. Voici dressé le tableau sombre d’un pays condamné au déni de démocratie et à l’inaction de la communauté internationale résolue à ne prendre que des notes du malheur du peuple gabonais.

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