Liberté syndicale

Un leader syndical radié sans sommation de la Fonction publique par les autorités gabonaises

Un leader syndical radié sans sommation de la Fonction publique par les autorités gabonaises
Un leader syndical radié sans sommation de la Fonction publique par les autorités gabonaises © 2022 D.R./Info241

La mise à mort du président du Syndicat national des enseignants et chercheurs (SNEC), Jean Remy Yama, est-elle orchestrée par les autorités politiques gabonaises ? La question taraude vivement ses proches après la découverte de sa radiation des effectifs de la Fonction publique sans sommation et indemnités. C’est ce qu’a annoncé vendredi, le SNEC au cours d’une déclaration. Déjà incarcéré « arbitrairement » depuis le 2 mars, Jean Remy Yama n’a plus d’employeur officiel.

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Jean Remy Yama continue de payer les frais de son activisme syndical contre le pouvoir de Libreville. Après avoir été jeté en prison alors qu’il souhaitait se faire soigner au Sénégal, le leader syndical véritable bête noire des autorités gabonaises, est désormais frappé de radiation des effectifs de l’Enseignement supérieur. Une décision dénoncée hier par le SNEC dont il est toujours le président.

Le document de radiation du syndicaliste déjà incarcéré préventivement

« Nous attendions qu’il soit auditionné par le juge, le SNEC apprend avec stupéfaction aujourd’hui, la radiation immédiate et sans indemnité de son président Jean-Rémy Yama des effectifs de la Fonction publique », a indiqué la vice-présidente du SNEC Nathalie Sima Eyi. Une radiation qui selon le syndicat serait contraire aux procédures en la matière surtout qu’il avait déjà été séjourné en prison durant plusieurs mois sans qu’une procédure de cette nature soit intentée.

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Dénonçant une radiation illégale, Nathalie Sima Eyi a notamment évoqué le statut particulier des personnels enseignants de l’Enseignement supérieur qui exige la tenue préalable d’un conseil d’université avant toute radiation. De plus, l’article 134 de la loi n°8/91portant statut général de fonctionnaires recommande la tenue d’un Conseil de discipline. Des préalables qui n’ont pas été observé par les autorités gabonaises qui veulent tourner à la hâte la page Yama.

« Jean Rémy Yama a-t-il été notifié par le rectorat de l’USTM pour cette éventuelle sanction ? Lui a-t-on laissé le temps matériel de justifier son absence ? », a déploré à haute voix le SNEC. « C’est la raison pour laquelle le Snec exige non seulement la libération de son président, mais également l’annulation de cette radiation et de sa réintégration immédiate au sein de la Fonction publique », a conclu Nathalie Sima Eyi.

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