Justice

Port-Gentil : Le procès de Me Irénée Mezui Mba et ses complices présumés renvoyé au 10 juin !

Port-Gentil : Le procès de Me Irénée Mezui Mba et ses complices présumés renvoyé au 10 juin !
Port-Gentil : Le procès de Me Irénée Mezui Mba et ses complices présumés renvoyé au 10 juin ! © 2022 D.R./Info241

Ce vendredi devait se tenir au tribunal de première instance de Port-Gentil, le procès tant attendu de Me Irénée Mezui Mba et ses deux complices présumés Hubert Charles Ranozinault et Walburge Gontran Nguema Omvame. Ce trio est accusé d’avoir extorqué près de 700 millions de francs CFA à la Société gabonaise de raffinage (Sogara) et d’avoir abusé de la confiance des membres du collectif des ex-employés de la société de restauration Sodexo.

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Débutée aux environs de 10h20 sous les yeux des populations venues nombreuses, tout juste vingt minutes après l’ouverture du procès, cette audience solennelle a simplement été renvoyée dans deux semaines. Et pour cause : le non-respect de l’article 75, régissant la profession d’avocat en République gabonaise. Les avocats qui se sont constitués partie défense des prévenus ont fait constater au tribunal quelques irrégularités.

Le non respect d’un préalable

En effet, ils ont soulevé un aspect selon lequel, leur confère Me Aimery Bhongo Mavoungou constitué pour la défense des intérêts de la Société gabonaise de raffinage (Sogara) ne s’est pas conformé aux dispositions de l’article 75 qui régit la profession d’avocat en République gabonaise. Celui-ci stipule que « Lorsqu’un confrère décide d’entreprendre des démarches juridiques pour un client en l’encontre d’un autre confrère, il devrait au préalable informer le bâtonnier de l’ordre des avocats du Gabon ». Ce qui n’a pas été respecté dans les règles de l’art, selon les hommes des toges.

Une vue de la salle d’audience hier

Un fait qui relève des questions déontologiques en matière de droit. Cependant, le tribunal pour sa part, a jugé qu’il était possible de joindre cet incident au fond du litige, comme le prévoit les dispositions de l’article 347 alinéa 2 du Code de procédures pénales. Par ailleurs, Me Bhongo Mavoungou conseil de l’entreprise Sogara a insisté en soulignant au tribunal qu’il était judicieux qu’il puisse solliciter l’autorisation du bâtonnier afin d’être en conformité avec la question soulevée. En d’autres termes, il a demandé à la cour, que l’affaire soit examinée un autre jour, histoire pour lui d’avoir assez de marges de manœuvre s’inscrivant dans l’accomplissement de cette formalité.

L’audience reportée au 10 juin

Ensuite, pour ne pas subir des poursuites disciplinaires, il a surtout précisé au cours de sa plaidoirie, qu’il était apte à se déconstituer si ce point n’était pas respecté. Car, le non-respect de cette étape, aurait certainement affaibli les droits des plaignants. Évidemment, cet avis a été partagé dans l’ensemble, par les avocats des prévenus. C’est donc à ce moment que le tribunal dans le but d’examiner la question et après avoir entendu toutes les parties sur la question, a acté le renvoi pur et simple de cette audience pour le vendredi 10 juin prochain.

Par conséquent, pendant les échanges, les avocats des prévenus ont tenté une demande de mise en liberté provisoire de leur confrère. Toute chose que le tribunal a balayé du revers de la main. Parce que tout simplement, l’examen sur cette option était impossible, du fait que l’avocat représentant la Société gabonaise de raffinage n’aurait pas valablement donné son point de vue dans cette affaire de mise en liberté provisoire. Le rendez-vous est donc pris pour le mois prochain, pour connaitre la vérité sur cette affaire.

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