Panthères du Gabon : Aubameyang et Ecuele Manga au banc des accusés du fiasco de la CAN 2025 !
C’est une page tumultueuse de l’histoire du football gabonais qui se referme avec fracas ce jeudi 1er janvier 2026. Dans son communiqué sanctionnant la débâcle de la CAN 2025, le gouvernement gabonais par la voix du ministre par intérim des Sports a ciblé nommément deux cadres du vestiaire : Pierre-Emerick Aubameyang et le capitaine Bruno Ecuele Manga. Désignés comme les symboles de cette faillite collective. Les deux vétérans sont officiellement mis à l’écart de la sélection.
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Le couperet est tombé dans la nuit de la Saint-Sylvestre et il a tranché les têtes les plus hautes. Au-delà de la dissolution du staff technique et de la suspension de l’équipe nationale, le communiqué du ministère des Sports a surpris par la précision de sa vindicte. Il ne s’agit pas seulement d’un renouvellement générationnel naturel, mais d’une « mise à l’écart » institutionnelle ordonnée par l’État.
Une sortie par la petite porte pour les légendes
Pour Pierre-Emerick Aubameyang (36 ans), capitaine et meilleur buteur de l’histoire de la sélection, la fin est amère. Déjà rentré à Marseille avant le dernier match contre la Côte d’Ivoire pour des raisons médicales, il voit son aventure avec le Gabon s’arrêter sur une décision administrative. Le sort est identique pour le "Gladiateur", Bruno Ecuele Manga (37 ans), patron de la défense durant plus d’une décennie. En ciblant ces deux tauliers, le gouvernement envoie un message clair : l’immunité liée au statut de star n’existe plus.
Les motifs invoqués par le ministère de la Jeunesse et des Sports sont lourds de sens. Le communiqué justifie ces sanctions par des « effets multiformes aux antipodes des valeurs d’éthique et d’exemplarité prônées par la Ve République ». Cette formulation laisse entendre que le gouvernement reproche aux deux cadres bien plus que la simple « prestation déshonorante » sur le terrain. C’est leur leadership et peut-être la gestion du vestiaire qui semblent être directement visés par les autorités, qui souhaitent désormais reconstruire sur des bases morales nouvelles.
Un message pour la fédération
En décidant de cette mise à l’écart, le gouvernement force la main à la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), invitée à « prendre toutes ses responsabilités ». Il est désormais impossible d’imaginer un retour de ces deux joueurs sous le maillot national tant que cette décision sera en vigueur. Le "nettoyage" est radical : pour bâtir le football de demain, le Gabon sacrifie ses idoles d’hier, accusées d’avoir incarné la déroute de la CAN 2025.
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