Meurtres électoraux

Morts à chaque présidentielle au Gabon : les conseils de Louis Gaston Mayila pour en finir

Morts à chaque présidentielle au Gabon : les conseils de Louis Gaston Mayila pour en finir
Morts à chaque présidentielle au Gabon : les conseils de Louis Gaston Mayila pour en finir © 2022 D.R./Info241

C’est un constat implacable, les présidentielles au Gabon se soldent toujours par des pertes en vies humaines et autres meurtres insolubles. Des décès qui résultent des opérations dites de « maintien » de l’ordre des autorités sans que des enquêtes pour situer les responsabilités soient par la suite ouverte. Une perspective sempiternelle et mortifère qui a fait réagir l’opposant modéré Louis Gaston Mayila. Il a appelé à mieux faire les choses pour éviter de déplorer de nouveaux décès lors de la présidentielle de 2023 qui arrive à grands pas.

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Le président de l’Union pour la nouvelle république (UPNR, opposition modérée), Louis Gaston Mayila, veut comme l’ensemble des acteurs politiques une élection présidentielle gabonaise apaisée pour la 11e échéance du genre de 2023. Une présidentielle sans mort, un objectif que le Gabon n’a jusque-là pas réussi à atteindre en raison des résultats controversés donnant systématiquement le parti au pouvoir vainqueur de toutes les échéances présidentielles organisées dans le pays.

« Depuis notre indépendance, à l’occasion de chaque consultation électorale majeure, des résultats ont toujours donné des cris et des pleurs, pour ne pas dire des morts », a déploré le leader de l’UPNR dans des propos rapportés ce jeudi par nos confrères de l’Union. « Voici que 2023 nous annonce une consultation électorale majeure. Alors Mayila dit que nous ne devons pas persister dans l’erreur qui nous conduit dans les résultats que nous déplorons », insiste cet opposant qui a longtemps collaboré avec le parti au pouvoir.

Selon lui, l’élection présidentielle au Gabon ne devrait plus se solder par des pertes en vies humaines. « Une histoire qui finit bien, c’est une élection bien préparée. Une histoire qui finit bien, c’est une élection qui se déroule bien. Une histoire qui finit bien, c’est que l’épilogue de cette élection ne délivre pas un verdict de mort », a rappelé à juste titre le natif de Yombi dans la Ngounié.

Lors de la dernière présidentielle de 2016, l’opposition et la société civile avait accusé les autorités d’avoir tué plusieurs centaines de gabonais lors de l’assaut meurtrier donné contre la quartier général du rival d’Ali Bongo, Jean Ping. Des accusations de crimes contre l’humanité qui avaient été portées devant la Cour pénale internationale qui les avaient rejetées tout en laissant le dossier pendant. 2023 sera-t-elle la première sans mort ?

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