Mogabo Bashing

Les députés frondeurs du PDG signent l’acte de décès du Mogabo

Les députés frondeurs du PDG signent l’acte de décès du Mogabo
Les membres du Mogabo lors d’une causerie publique à Libreville le mois dernier © 2015 D.R./Info241

Ali Bongo en sa qualité de président du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 1967), a convoqué à nouveau hier les membres de son part,i conscient que la réponse apportée mercredi n’avait pas produit les effets escomptés contre les frondeurs du parti qui ont fustigé samedi dernier à mots à peine voilés l’ombrage fait au parti par les « hommes » du président.

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En réunion du comité permanent du parti au pouvoir qui a duré 4h, Ali Bongo a souhaité mettre un terme à la fronde de ses députés qui réclamaient entre autres l’acte de décès du Mogabo (Mouvement gabonais des amis d’Ali Bongo Ondimba). C’est désormais chose faite puisque le comité permanent du parti a décidé de dissoudre les courants internes de ce parti afin de ramener la cohésion au sein de ses rangs. Une victoire donc pour les frondeurs emmenés par l’inamovible Alexandre Barro Chambrier.

« Nous avons évoqué la nécessité de dynamiser les actions du parti, mais dynamiser ces actions dans l’unité des militants et militants », a indiqué le secrétaire général du PDG, Faustin Boukoubi. La réunion des membres du comité permanent du PDG survient, deux jours après la rencontre entre le chef de l’à‰tat et les députés du parti au pouvoir, mercredi dernier, au palais présidentiel.

Le Mogabo en déplacement à Paris début juin

Au cours de cette rencontre, le président Ali Bongo Ondimba a tenté de faire entendre raison à un groupe de députés frondeurs du PDG qui, dans une déclaration lue, samedi dernier, par leur porte-parole, Alexandre Barro Chambrier, a dénoncé « l’apparition, au sein du PDG, d’associations ploutocratiques aux relents phalangistes, prétextant formuler une réponse à la crise démocratique que traverserait le parti ».

Pour nombre de militants du PDG, le Mogabo est une structure superfétatoire qui fait ombrage au parti au pouvoir qui a enregistré, jeudi, la démission de l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima.

Dénonçant l’absence de démocratie au sein de cette formation politique et sa gestion économique scabreuse du pays, l’ancien chef du gouvernement a choisi de claquer la porte.

La cacophonie et les fissures du parti au pouvoir nécessitaient bien un recadrage de la part du président du parti. Selon la télévision nationale, le président Ali Bongo Ondimba a invité les membres du comité permanent à tout mettre en œuvre pour faciliter le travail des militants sur le terrain.

Le chef de l’Etat a également appelé à l’unité et à la cohésion, indispensables en vue de la mise en œuvre du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE), censé faire du Gabon un pays émergent à l’horizon 2025.

En mai dernier, le PSGE a fait l’objet d’une attaque frontale de la part du Général Idriss Ngari, élu de Ngouoni, une localité du Haut-Ogooué, la province natale du président Omar Bongo Ondimba dans le sud-est du pays avant de se raviser.

Avec APA


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