Le Gabon est-il enfin indépendant ?

Le Gabon est-il enfin indépendant ?
Le Gabon est-il enfin indépendant ? © 2013 D.R./Info241

Moov Africa

A l’occasion de la commémoration du 53e anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance, le cyber activiste, Télesphore OBAME NGOMO dans un pamphlet adressé au régime et parvenu à notre rédaction s’interroge de s’avoir si le Gabon est véritable souverain ? Extraits.

Le Gabon est-il enfin indépendant ?

Si la date du 17 août 1960 symbolise pour la « communauté internationale » l’accession du Gabon à « l’indépendance », malheureusement pour de nombreux « citoyens gabonais », issus de l’élite comme de la masse, il ne s’agit pas moins d’une belle farce de l’histoire des peuples dits colonisés. C’est pourquoi, une grande majorité des gabonais pourrait assez facilement se retrouver dans les propos du célèbre discours du 05 février 1863 du premier Premier Ministre d’origine israélite de l’histoire britannique, Benjamin Disraeli, qui disait : « Les colonies ne cessent pas d’être des colonies parce qu’elles sont indépendantes ». Tout y est dit, et Jacques FOCCART, sherpa inconditionnel du général de Gaulle de concevoir un système de fonctionnement « néocolonial avilissant » via la mise en place d’un réseau qui permettra à la France des réseaux mafieux, jusqu’à l’ère sarkosienne, de mieux maquiller les notions d’indépendance et de colonie.

 

Selon le dictionnaire Larousse en ligne, le terme « colonie » peut avoir plusieurs définitions.

 

Elle peut désigner un territoire occupé et administré par une puissance étrangère et dont il dépend sur le plan politique, économique et culturel. De ce fait, au regard de la place qu’occupe encore la France des réseaux mafieux dans notre pays, il convient d’affirmer sans la moindre hésitation que le Gabon est resté une colonie sous le joug des réseaux mafieux français.

 

Sur le plan politique, on peut aisément rappeler que la France des réseaux étouffants et étranges a toujours eu son mot à dire toutes les fois où le Gabon a eu à connaître de profondes crises politiques. C’est alors qu’en 1964, quand le président Léon MBA fut renversé par des militaires gabonais accouplé à l’amour de la patrie, c’est la France du général de Gaulle sous les manœuvres colonisatrices de Jacques FOCCART qui vola à son secours. En 1990, quand la rue en proie à un désir de changement de gouvernance décide de mettre Omar BONGO à la porte des commandes de l’Etat, c’est la France de François MITTERRAND sous l’action manipulatrice de Roland DUMAS qui vint jouer les pompiers. C’est encore en 1994, à Paris, que se sont tenus les fameux accords entre « la majorité » et « l’opposition » en vue d’apaiser les tensions explosives issues de l’élection présidentielle contestée de 1993. En 2009, selon diverses indiscrétions de plus en plus nombreuses, c’est la France de Nicolas SARKOZY sous les manigances obscures et nocturnes de Claude GUEANT et de Robert BOURGI que le pouvoir en place dénommé système Bongo Ondimba sera maintenu.

 

Néanmoins, si l’on s’en tient aux différents discours et aux invariables attitudes de François HOLLANDE vis-à-vis de l’actuel pouvoir politique gabonais, il est clair que Jean Pierre COT et Jean Marie BOCKEL pourront enfin célébrer « le véritable acte de décès » de la Francafrique qui ne sera plus une vaine déclaration placée par ci ou par là dans les insaisissables discours des chefs d’Etat français désireux de se donner bonne conscience au regard des situations dramatiques que vivent les populations africaines appartenant à l’ancienne métropole.
Par conséquent, comme avec François MITTERRAND qui contribua partiellement à l’avènement de la démocratie dans notre pays et dont François HOLLANDE fut un conseiller écouté, serait-on en marche vers le début d’une véritable indépendance politique symbolisée par le respect des principes démocratiques ? Qui vivra jusqu’en 2016 pourra le voir.
Cependant, l’on observe sur le plan économique que, même si la France des réseaux obscurs semble être en perte de vitesse dans de nombreux domaines du fait de l’apparition de nouveaux partenaires, toujours tout aussi étranges, il convient tout de même de rappeler qu’elle continue de se tailler la part du lion sur de nombreuses matières premières telle que le pétrole et le manganèse. Et ce, au détriment des ambitions de nombreux citoyens gabonais voulant s’investir dans le monde des affaires.
Les nouveaux partenaires précités, communément appelés « la légion étrangère », ne sont en réalité qu’un syndicat de prédateurs « mystico- fétichistes affairistes de trottoirs » qui tentent de s’imposer au Gabon. Autrement dit, les étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires qui infestent les bureaux et les couloirs du palais présidentiel passant ainsi leur temps à s’offrir des marchés entre copains-copains venus d’ailleurs ou ils préfèrent octroyer de minables et maigres faveurs à cette espèce de gabonais répugnante faute de morale, de patriotisme et de dignité.
Ces nouveaux colons d’une couleur sombre et d’un vocabulaire chétif passent leur temps à violer sans le moindre graissage notre économie et nos finances publiques sous la barbe de tous ces dignitaires de notre pays, finalement sans aucune sagesse et sans le moindre amour pour la patrie, ainsi que devant tous ces anciens indéboulonnables directeurs généraux de l’ère Omar Bongo qui ne savent naviguer qu’entre la peur, la mystification, les intrigues et le manque de vertu.


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