Crise post-électorale

Droits de l’homme : la diaspora gabonaise interpellera l’ONU, le 10 mai prochain à Genève et à New-York

Droits de l’homme : la diaspora gabonaise interpellera l’ONU, le 10 mai prochain à Genève et à New-York
Droits de l’homme : la diaspora gabonaise interpellera l’ONU, le 10 mai prochain à Genève et à New-York © 2017 D.R./Info241

La crise post-électorale gabonaise a connu un autre rebondissement cette semaine avec les inquiétudes de l’ONU. Ainsi, la résistance gabonaise qui dénonce ce qu’elle qualifie de ’’coup d’état militaro-electoral" ne faiblit pas, c’est bien ce qu’on peut lire sur le site internet de la Convention de la diaspora gabonaise (CDG). En effet, la société civile et la diaspora gabonaise se donnent rendez-vous à Genève et à New-York pour manifester devant le siège de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) mercredi 10 mai 2017. Selon les organisateurs, le but de cette mobilisation est de dénoncer les violations flagrantes des droits de l’homme perpétuées par Ali Bongo et son régime.

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La société civile et la diaspora gabonaise organisent deux manifestations pacifiques de résistance, les 10 et 12 mai 2017, respectivement à Genève et à New York : une mobilisation devant le bureau des Nations Unies, précisément devant le Palais des Nations, sis au 1211, Genève de 10 h – 17 h. Et une autre action face au siège des Nations Unies à New York devant le siège des Nations Unies entre la 46ème rue et la 1ère avenue, vendredi 12 mai de 10h à 17h.

Selon le comité d’organisation de ces actions de Genève et de New-York, « cette mobilisation est organisée pour dénoncer la violation des droits de l’Homme au Gabon. Il s’agit pour les organisateurs d’alerter l’ONU afin qu’elle intime au gouvernement gabonais de liberer tous les prisonniers politiques, notamment le député Bertrand Zibi Abéghé aux arrêts depuis le 31 aout 2016, tout comme l’activiste Landry Amiang Washington emprisonné depuis le 13 août 2016 et plus récemment le 13 avril , Alain Djally, un proche collaborateur de Jean Ping qui a été mis aux arrêts ».

Ces manifestations, précise le communiqué de presse des organisateurs « sont organisées pour dénoncer les innombrables violations des droits humains de l’Homme perpétrées au Gabon, dont les pressions, les menaces et les intimidations sur les activistes, les arrestations et les détentions arbitraires, les tortures ou encore les assassinats. Elles ont pour but de réclamer la libération des prisonniers d’opinion et des prisonniers politiques, et ainsi que la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante devant pour faire toute la lumière sur les massacres survenus violations des droits humains pendant la crise post-électorale de septembre 2016 au Gabon ».

De ce fait,, une délégation de la société civile et de la diaspora gabonaise remettra un mémorandum relatif à ces violations des droits humains au cabinet du Secrétaire Général des Nations-Unies, António Guterres. A cet effet, explique la coalition de la résistance gabonaise de France, d’Europe et des USA, « la société civile et la diaspora gabonaise remettront un mémorandum au Secrétaire Général de l’ONU plaidant pour l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur les massacres perpétrés au QG politique de Jean Ping dans la nuit du 31 aout 2016. Cette requête intervient au moment où l’Union Européenne intensifie la pression sur le gouvernement gabonais pour la stricte application des Accords de Cotonou ».

L’affiche officielle de cette action diasporique à Genève

Pour rappel, cet accord a été adopté en 2000 pour une période de 20 ans. Il est l’espace qui règlemente les rapports entre l’UE et les pays ACP aussi bien sur les questions politiques, économiques et commerciales et la coopération au développement. Dans cet accord, l’UE et les pays ACP reconnaissent que les droits de l’homme, les principes démocratiques et l’État de droit sont des composantes essentielles de leur partenariat et des piliers fondamentaux d’un développement à long terme. Ils s’engagent ainsi à protéger et promouvoir ces valeurs, en particulier via un dialogue politique.

Ils ont par ailleurs, établi une procédure pouvant être utilisée lorsque l’une des parties ne respecte pas les principes fondamentaux précités. À cet effet, l’UE est considérée comme une partie et chacun des pays ACP en est une autre. Les règles qui régissent cette procédure sont fixées à l’article 96 de l’accord. Cette manifestation du 10 mai 2017 est pour les organisateurs est « d’une importance décisive pour l’étape finale du combat que nous menons, un combat pour libérer le Gabon et enfin rétablir la vérité sur les massacres perpétrés au cours de cette période post-électorale, rétablir la vérité sur le choix souverain du Peuple gabonais ».


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