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Présidentielle 2016

Des violences policières et des arrestations massives pour la victoire controversée d’Ali Bongo à la présidentielle

Des violences policières et des arrestations massives pour la victoire controversée d’Ali Bongo à la présidentielle
Des militaires armés hier à Libreville © 2016 D.R./Info241

Décidément, Ali Bongo est un fin coutumier des victoires présidentielles controversées. Après celle de 2009 qui l’a porté au pouvoir dans des conditions toutes similaires, le président « élu » grâce à une fraude massive de la CENAP en sa faveur, a cru bon une nouvelle fois de réprimer dans une violence inouïe la contestation des résultats de la présidentielle du 27 août.

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Hier à Libreville, la garde présidentielle qui est au service du président sortant Ali Bongo, a violemment réprimé les manifestations des populations, sorties en masses pour contester sa « réélection » sur la base d’une fraude manifeste dans le Haut-Ogooué. Plusieurs gabonais sont morts dans cette répression sanglante des manifestants et près de 1100 personnes ont été officiellement arrêtées par la police.

Des morts gisants sur le sol après le raid sanglant de la garde républicaine

Sur les réseaux sociaux, les gabonais sont furieux et en colère suite aux assassinats perpétrés par une milice encadrée par la garde présidentielle, aussi appelée garde « républicaine » qui n’a pas hésité à prendre des vies humaines en tirant à balles réelles sur les manifestants qui contestaient l’énième victoire du président sortant.

Hier soir, aux alentours de minuit, l’assaut a été donné par les autorités policières, toujours sous le contrôle du candidat sortant, pour procéder à des arrestations massives des militants s’étant réfugiés au quartier général du candidat « élu » Jean Ping. Cette attaque des autorités visait sans nul doute l’arrestation du président élu Jean Ping.

L’Assemblée nationale incendiée

La manœuvre en plus de tenter d’asphyxier la contestation populaire, a surtout été l’occasion pour le camp au pouvoir de procéder à des arrestations massives des leaders de l’opposition. Ainsi 1100 personnes ont ainsi été arrêtées. Les personnalités ci-après sont depuis bloquées au QG de Jean Ping sans pouvoir y sortir et sans vivres :
1. MYBOTO Zacharie (PR de l’Union Nationale)
2. MYBOTO Chantal épouse Gondjout
3. GONDJOUT Paul-Marie (V-P de l’Opposition et Secrétaire Exécutif Adjoint de l’UN)
4. GONDJOUT Christian (DGA Banque BICIG BNP, franco-gabonais)
5. GONDJOUT Odette (franco gabonaise)
6. DIVUNGUI DIDJOB DI DING (ancien Vice Président de la République)
7. ANDJEMBÉ Fulbert (ancien Gouverneur BEAC)
8. ADIAHÉNOT Jaques (ancien Ministre d’Etat)
9. Me MERE Fabien (Avocat au barreau de Libreville)
10. Annie-Flore DINGALT (belle-fille de Jean Ping)
11. Sandrine SOUAH épouse AKEREY
12. MAYOMBO BEDJANGOYE
13. Tanguy BOULAKOUNGOU
14. ABESSOLO Alexis (chanteur populaire gabonais)
15. ZIBI Bertrand (ex Député de Minvoul)
16. MPAGA Georges (société civile)
17. SIMONET Blanche (société civile)
18. MEYE Annie Léa
19. Colonel MAKITA
20. PYSSAME (DC Leon Paul Ngoulakia)
21. NGOMO Privât (Responsable scrutin)
22. NDEMEZO René
23. NKEBASSANI Jamel
24. NTUMBA Igor

Tentant d’étouffer la contestation pour réaliser son deuxième passage en force à la tête du pays, Ali Bongo tente de s’extirper de la démocratie qu’il vante à grand renfort médiatique dans ses nombreux discours et de la transparence électorale qui fonde l’arrivée d’un chef d’Etat au pouvoir.

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