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Bilie By Nzé menace de poursuites les journalistes qui « s’amusent » avec son nom

Bilie By Nzé menace de poursuites les journalistes qui « s’amusent » avec son nom
Bilie By Nzé menace de poursuites les journalistes qui « s’amusent » avec son nom © 2017 D.R./Info241

La traditionnelle conférence de presse hebdomadaire d’hier du porte-parole du gouvernement gabonais, Alain-Claude Bilie By Nzé, aura eu raison des nerfs du précieux collaborateur d’Ali Bongo. Accusé de détournements dans deux sombres affaires en cours, le ministre d’Etat à la Communication visiblement irrité par une question d’un journaliste, a brandi la menace de poursuites judiciaires à l’encontre de tout journaliste qui « s’amuserait » à mêler son nom avec « légèreté » dans ces affaires de détournements publics.

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« J’ai assez attendu, maintenant ça suffit ! », « Si l’un de vous s’amuse à écrire de nouveau là dessus, nous irons au tribunal  », c’est par ces propos, face aux journalistes, qu’Alain-Claude Bilie By Nzé a décidé de conjurer l’apparition de son nom dans des affaires que tentent d’élucider les enquêteurs de l’opération Mamba. Des menaces froides proférées aux journalistes qui "s’amuseraient" encore avec son nom ou parler de ces affaires de « manière légère et fallacieuse ».

Questionné sur la raison de sa non-audition par les enquêteurs alors que son nom est cité dans l’affaire ayant conduit à la ruine de la Poste gabonaise et dans des détournements présumés à Gabon Télévision, Alain-Claude Bilie By Nzé a coupé court et menacé de s’en prendre judiciairement aux médias et journalistes qui associeraient son nom à ces affaires.

Pour sa défense, Bilie By Nzé a clamé, à propos de détournements présumés à Gabon télévision : « On entend pas une personne devant la justice parce qu’on écrit des choses fallacieuses sur lui. J’ai en tant que ministre de la Communication pris la responsabilité d’aller voir mon collègue de l’Economie pour que Gabon Télévision qui avait un budget de 0 F.CFA, puisse bénéficier du budget de l’Etat ».

Avant de renchérir : « Nous avons emprunté de l’argent auprès de BGFI. J’ai signé, le DG de Gabon Télévision a signé, le PCA de Gabon Télévision a signé, le ministre de l’Economie a signé. Cet argent a été payé sur la base des factures. Nous avons travaillé autour de cet argent, si quelqu’un d’entre vous s’amuse encore à écrire dessus de manière légère et fallacieuse, je porterai plainte contre lui. Il faut que cela soit clair, j’ai assez attendu, maintenant ça suffit », a-t-il martelé agacé.

Concernant l’affaire de la Poste gabonaise où son nom a été cité par le principal mis en cause Alfred Mabicka, Bilie By Nzé s’est voulu incisif : « Monsieur Mabicka pour se défendre a malencontreusement et de manière tout à fait malhonnête indiqué le nom du Premier ministre et mon nom. Je n’ai jamais géré la poste, je n’ai jamais géré des investissements à la Poste ».

Là encore, le porte parole du gouvernement gabonais a promis aussi des poursuites : « Mon avocat Maître Gisèle Eyi est saisie du dossier, nous déposerons plainte pour diffamation contre Monsieur Mabicka. Et si l’un de vous s’amuse à écrire de nouveau là-dessus, nous irons au tribunal. Il faut que ça s’arrête ! ».

Avant de commenter : « Dans ce pays, on considère que ministre et criminel c’est la même chose. Le criminel est poursuivi pour ce qu’il a fait, le ministre pour ce qu’il n’a pas fait ». Un commentaire sur lequel doivent lui donner raison deux anciens ministres gabonais actuellement incarcérés à la prison centrale de Libreville depuis le déclenchement de l’opération Mamba.

Il faut rappeler que le très accusateur Alain Claude Bilie By Nzé qui se plaint d’un prétendu acharnement médiatique qu’il dit subir s’est mué en ’’Shérif justicier’’ du palais du Bord de mer depuis 2009. Il est à la manœuvre selon les opposants gabonais à acculer, à dénigrer la dignité des hommes et des femmes qui ne sont plus en honneur de sainteté avec le régime d’Ali Bongo. Et le ministre de la Communication-Porte parole du gouvernement fait souvent dans une propagande médiatique avec les moyens de l’Etat, en utilisant abusivement sa fonction et les médias d’Etat public.

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