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Affaire Pierre Péan vs Ali Bongo : la justice française « envisage un non-lieu »

Affaire Pierre Péan vs Ali Bongo : la justice française « envisage un non-lieu »
Affaire Pierre Péan vs Ali Bongo : la justice française « envisage un non-lieu » © 2016 D.R./Info241

Le président gabonais serait en passe d’essuyer un nouveau revers judiciaire en France. Pierre Péan était poursuivi par Ali Bongo pour « atteinte à la vie privée », selon Marianne, la juge Nathalie Turquey du tribunal de Paris, chargée d’instruire la plainte aurait décidé de classer cette plainte sans suite, en refusant la mise en examen de leur collaborateur, Pierre Péan en envisageant un non-lieu.

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Rappelons qu’une première fois dans « Affaires africaines » puis à nouveau dans « Nouvelles affaires africaines » paru en 2014, Pierre Péan avait soulevé le problème de la naissance querellée d’Ali Bongo qui serait un enfant biafrais adopté par le couple Bongo. Un plainte en diffamation déposée en 2015 par Ali Bongo pour « atteinte à la vie privée » ayant été classée le 25 août, le chef d’Etat gabonais s’était alors constitué partie civile le 14 octobre dernier devant la juge Nathalie Turquey du tribunal de Paris. Ce vendredi 8 juillet, cette dernière a indiqué à Pierre Péan qu’elle ne le mettait pas en examen et envisageait un non-lieu.

Ce qui serait un nouveau coup dur judiciaire pour le président gabonais Ali Bongo. Sa plainte visant Pierre Péan serait classée, selon le journal Marianne, sans suite par le tribunal de Paris. En effet, le numéro 1 du palais du Bord de mer avait poursuivi en justice le journaliste d’investigation français, juste après la sortie du deuxième tome du livre polémique, "Affaires africaines" intitulé "Nouvelles affaires africaines. Mensonges et pillages au Gabon" qui mit au goût du jour, les contours mafieux de l’élection controversée de 2009.

Mais surtout l’écrivain avait posé son curseur sur la filiation douteuse d’Ali Bongo à Omar Bongo et sur toutes les manigances fomentées par le régime au pouvoir depuis 1968. En vue de ce qu’il qualifie "d’une élection présidentielle falsifiée". A travers "Nouvelles affaires africaines’’, Pierre Péan décrivit dans les chapitres 1 et 11 et 12, ’’Un enfant de Foccart’’ ; "Ali Bongo se fait fabriquer un faux acte de naissance", et ’’André Mba obame arrive vainqueur de la présidentielle, Ali bongo se proclame vainqueur’’.

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Pierre Péan explique dans son brûlot, les manœuvres entourant la délivrance de l’acte de naissance n°65/22/A3 du 29 mai 2009 de l’actuel président gabonais. Celui-ci n’aurait pas été établi suivant l’acte de naissance de la mairie de Brazzaville mais suivant l’acte de naissance n°201/A3 du 28 février 2000 délivré par le maire du 3e arrondissement de Libreville de l’époque, qui n’est autre que son oncle, Jean Boniface Assélé. Plus grave, selon Péan, "les officiers signataires de ces actes d’état civil (...) n’étaient pas habilités à le faire, ce rôle étant réservé au seul officier de la mairie du premier arrondissement". Ce vrai-faux acte de 2009 aurait été lui, établi par Ali Bongo 10 jours avant la mort d’Omar Bongo en vue "de se prémunir de l’article 10".

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Ce livre révélait aussi le rôle de ce qu’on appelle communément la Françafrique dans l’« émirat noir » gabonais. Regorgeant de pétrole, dominé par le groupe Elf. Le scandale créé par le livre valut à son auteur menaces de mort, attentat à son domicile, et la rancœur d’Omar Bongo, « papa » indéboulonnable de son pays pendant quarante ans, témoin des relations incestueuses entre l’ex-colonie et Paris, notamment des subsides versés par le potentat de Libreville aux partis et au personnel politique de la métropole.

Le journal français Marianne qui a diffusé cette information s’exclamait en ces termes, « Ils n’ont pas aimé, pas aimé du tout. L’enquête que nous avons consacrée dans Marianne la semaine dernière (n°1004) à la prochaine élection présidentielle gabonaise a fortement déplu au clan d’Ali Bongo, officiellement candidat à sa propre succession. »

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Grâce à de nouveaux témoignages, poursuit Marianne « notre collaborateur Pierre Péan y revenait longuement sur la filiation réelle de celui qui s’est toujours présenté comme le « fils biologique » d’Omar Bongo et de son ancienne épouse Joséphine née Nkama (devenue aujourd’hui Patience Dabany) mais serait en réalité un réfugié biafrais adopté par le couple. Or, bonne ou mauvaise, c’est un autre débat, dans son article 10, la Constitution du pays stipule clairement que seul un citoyen né de père et mère gabonaise peut accéder à la magistrature suprême. »

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Toutefois l’affaire suit son cours, mais pour Ali Bongo à quelques 40 jours de l’élection présidentielle gabonaise, les mauvaises nouvelles se perpétuent. A Nantes le tribunal a désigné la juge Marie-Thérèse Monchy-Dubuis pour instruire la plainte déposée en mars par une de ses demi-sœurs, Onaida Maisha Bongo Ondimba, laquelle conteste l’authenticité de son acte de naissance. Et sur place, à Libreville, bien que désunis, tous les candidats de l’opposition ont réclamé son retrait en s’appuyant sur le fameux article 10.

Qu’à cela ne tienne Ali Bongo déposera sa candidature à la présidentielle d’août prochain ce samedi. Sous un cortège d’une foule des jeunes qui ont déposé un mémorandum à la CENAP. Et une pétition qui enregistre selon les organisateurs plusieurs signatures appelant à la réélection du président sortant. Vêtus des tee-shirts, des banderoles à sa gloire, dont un universitaire gabonais, analyste politique décrie « que tous ces jeunes ont été rémunérés en monnaie de singe et apprêtés depuis plusieurs mois par la présidence et le régime dit ’’émergent’’, pour cette circonstance machiavélique. Une mascarade médiatique dit-t-il en vue de légitimer le deuxième passage en force qui se dessine ».

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