Justice

Une militante des Droits de l’Homme condamnée à 12 mois de prison au Gabon

Une militante des Droits de l’Homme condamnée à 12 mois de prison au Gabon
Marie Claudette Ndagui et le procureur Olivier N’zahou © 2019 D.R./Info241

Ce pourrait être le premier faux pas du nouveau procureur de la République de Libreville, Olivier N’zahou. Le tribunal de première instance de Libreville a condamné ce lundi la présidente de l’ONG AGOS, Marie Claudette Ndagui, à une peine de prison de 12 mois pour « injures publiques, diffamation, atteinte à l’honneur » à l’endroit du procureur N’zahou. Une peine excessive, confient plusieurs organisations de la société civile gabonaise à la rédaction d’Info241.

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La militante des Droits de l’Homme, Marie Claudette Ndagui, ne recouvrera pas la liberté de si tôt. Arrêtée le 23 janvier dernier puis incarcérée deux jours plus tard à la prison centrale de Libreville, le tribunal de Libreville a rendu sa sentence cet après-midi dans l’affaire qui l’opposait au procureur N’zahou. Marie Claudette Ndagui a été condamnée à une peine de prison de 12 mois dont 8 fermes, assortie d’une amende de 10 millions de dommages et intérêts.

Cette peine lourde a aussitôt mis en émoi la société civile gabonaise qui juge la sentence excessive. Elle y voit plutôt un abus de pouvoir qu’aurait exercé la militante des droits de l’homme contre le procureur de la république près du tribunal de première instance de Libreville. Car souligne ses collègues, elle paierait ce prix pour avoir « dénoncé publiquement les faits qui remettent en cause la probité morale de l’actuel Procureur de la République M. Olivier Nzaou ».

Les organisations de la société civile regroupées au sein du ROLBG entendent à cet effet, tenir ce mercredi une conférence de presse pour « informer l’opinion publique nationale et internationale sur les circonstances et les faits dans lesquelles la militante des Droits de l’Homme a été abusivement placé en détention après plusieurs semaines de harcèlements, d’intimidation et de menaces ».

Une affaire qui pourrait bien entacher la réputation toute neuve de ce nouveau procureur, nommé après le très controversé Steeve Ndong Essame Ndong. En se mettant à dos la société civile, nul doute que le prix à payer pourrait s’avérer lourd dans l’opinion.

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