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Transition : Féfé Onanga retourne sa veste pour Brice Oligui Nguema et crache sur Ali Bongo

Transition : Féfé Onanga retourne sa veste pour Brice Oligui Nguema et crache sur Ali Bongo
Transition : Féfé Onanga retourne sa veste pour Brice Oligui Nguema et crache sur Ali Bongo © 2024 D.R./Info241

Féfé Onanga, ancien président du Mouvement populaire des radicaux (MPR), a annoncé son soutien inconditionnel à Brice Clotaire Oligui Nguema. L’annonce a été faite à Port-Gentil le samedi 6 janvier dernier dans le cadre du mouvement de Transition actuel, exprimant également de vives critiques contre Ali Bongo dont il était redevenu un fervent défenseur.

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Féfé Onanga, autrefois opposant, récemment revenu au Parti démocratique gabonais (PDG), a partagé ses commentaires à Port-Gentil le samedi 6 janvier, en réaction à la prise du pouvoir par les militaires à la fin du mois d’août, marquant ainsi la libération du Gabon. « C’est un coup d’État qui fera école où tout le monde est content. Je suis de ceux-là qui disent que ce pays doit être géré par des militaires même pendant 50 ans. On n’a rien vu quand c’était des civils qui géraient le Gabon », a souligné Féfé Onanga lors d’une conférence de presse à Port-Gentil.

L’orateur et les siens

L’ancien chef du Mouvement populaire des radicaux a échangé avec la presse locale lors d’un déjeuner de presse, exprimant son engagement à soutenir les actions salvatrices du Comité pour la Transition et la restauration des institutions (CTRI) qui ont insufflé une nouvelle vie au Gabon. « Nous, groupe Féfé Onanga, soutenons sans réserve le Président de la Transition le Général Brice Clotaire Oligui Nguema. Nous sommes prêts à l’accompagner dans ses œuvres comme force de proposition », a déclaré Féfé Onanga.

Ancien proche collaborateur de Jean Ping, candidat malheureux à la présidentielle de 2016, et critique virulent du système Bongo-PDG, Féfé Onanga a expliqué les raisons de son soutien à Oligui Nguema. Après avoir rejoint le PDG il y a plusieurs mois et pris sa retraite politique suite à la réélection avortée d’Ali Bongo Ondimba, il estime qu’il ne peut rester indifférent au développement du Gabon. « Je ne peux pas rester sans contribuer au développement de mon pays, sinon je deviendrais un assassin », a-t-il ajouté.

Une autre vue de cette déclaration de presse

Tout en exprimant son soutien au CTRI, Féfé Onanga a appelé à une enquête approfondie sur les chantiers inachevés de 2009 à 2023, couvrant divers domaines tels que les parcs nationaux, les agences des grands travaux, la taxe sur la redevance audiovisuelle et cinématographique (RAC), et en particulier la situation du fer de Belinga. Il a également recommandé l’arrestation de plusieurs Hautes personnalités de l’ancien régime, dont Maixent Accrombessi, Liban Soleman, Seydou Kan, Lee White, ainsi que des personnalités politiques et administratives de la province de l’Ogooué-Maritime.

« C’est des personnalités naturalisées Gabonaises qui ne vivent plus au pays et qui ont investi chez eux, soit disant que c’étaient des Gabonais. Nous exigeons qu’il y ait un mandat d’arrêt international contre ceux-là. Il n’y a aucune raison que des Gabonais du dernier mandat aient été arrêtés, et d’autres soient en liberté. C’est comme si le CTRI faisait la chasse à un groupe de personne et laissait d’autres. Je n’ai pas d’état d’âme », a prévenu Féfé Onanga.

Selon lui, l’occasion est propice pour accorder plus de temps à la Transition au-delà des deux ans proposés par le CTRI, compte tenu des engagements et projets concrets initiés par le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, qui ont un impact positif sur les concitoyens. « Qu’on laisse les militaires diriger le pays pendant 5 ans, et on verra ce qu’ils sont en droit de faire. Qu’ils mettent le pays sur les bons rails et qu’on sache que c’est un pays qui a de la valeur. Les civils ont géré pendant 50 ans sans résultats visibles. Que les militaires restent là et on prendra conscience. Dieu merci qu’Oligui soit venu avec son équipe », a-t-il conclu.

S’appuyant sur les propos poignants du président de la Cour Constitutionnelle de Transition lors de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux au couple présidentiel, le groupe Féfé Onanga interpelle le CTRI à ne pas reproduire les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs. En tant qu’observateur averti et en ce qui concerne le dialogue national, il a indiqué prendre acte et rester à l’écoute, tout en exprimant son point de vue au moment opportun. Par ailleurs, selon lui, la concertation nationale qui se profile à l’horizon est une « peine perdue » au regard des précédents dialogues nationaux, notamment ceux de 1990, l’appel des Braves, l’appel de Paris, le dialogue d’Agondjé, pour n’en citer que quelques-uns.

« Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Est-ce que tout cela a fait avancer le pays ? Nous voulons des actions, telles que la construction d’écoles, de routes et d’hôpitaux. Ces dialogues servent surtout à préparer le terrain pour les politiciens. Nous allons marteler pour que le CTRI continue », a-t-il déclaré.

Selon lui, le Gabon a traversé une période sombre de son histoire pendant les deux derniers mandats d’Ali Bongo, marquée par l’impunité caractérisée par la découverte de caisses et de mallettes d’argent dans les domiciles de certaines personnalités politiques et administratives du pays, estimées à des centaines de milliards de FCFA. Ces sommes d’argent auraient pu contribuer de manière significative à l’essor du Gabon et à son économie. « Il faut également procéder à des audits à la Mairie, au Gouvernorat et au Conseil départemental de Bendjé. C’est tout de même l’argent du contribuable », suggère-t-il.

@info241.com
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