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Tortures

Prison de Libreville : Deux matons poursuivis pour avoir torturé un détenu durant 2 jours

Prison de Libreville : Deux matons poursuivis pour avoir torturé un détenu durant 2 jours
Prison de Libreville : Deux matons poursuivis pour avoir torturé un détenu durant 2 jours © 2022 D.R./Info241

Deux agents de la sécurité pénitentiaire gabonaise en poste à la prison centrale de Libreville ont comparu ce lundi pour avoir battu sauvagement durant deux jours un détenu pour une affaire de téléphone. En plus, des coups et blessures volontaires assenés, les deux agents auraient dérobé 65 000 FCFA en espèces que détenait la victime dans ses poches. Le verdict de cette affaire sordide sera connu ce 19 décembre après que les deux agents ont tenté de faire amende honorable lors de cette audience en demandant pardon à la victime.

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Les actes de tortures décriés depuis des lustres à la prison centrale par nombre de prisonniers viennent enfin d’avoir un premier procès officiel. Le caporal-chef Yvon Nzamba Moanda et le sergent-chef major Nicolas Freddy Bougondji sont dans de sales draps judiciaires. Les deux hommes ont comparu ce lundi pour des faits de coups et blessures volontaires sur le détenu Thomas Nguindjoi Obame, d’une quarantaine d’années.

Une vue des violences subies par la victime

Selon les faits relatés au cours de l’audience inédite de ce 28 novembre, ils ont eu lieu les 8 et 9 novembre derniers à la prison centrale de Libreville. Les agents qui ont accusé le détenu de posséder un téléphone portable, passeront à tabac leur victime avant de lui dérober la somme de 65 000 FCFA. Lors de la seconde journée de sévices, les matons iront même jusqu’à exiger la somme de 100 000 FCFA à leur victime pour cesser de le martyriser.

Dans cette épineuse affaire, il faut saluer la dextérité du directeur de la prison qui une fois au courant des faits a suspendu les deux agents. Ouvrant ainsi la voie à leur procès pour flagrant délit de violences physiques. Selon les agents, ils ont usé de ceinturons et de tuyaux pour battre le prisonnier afin qu’il révèle où était le téléphone présumé. Thomas Nguindjoi Obame qui a déjà passé 18 ans dans cette prison, a pourtant indiqué en vain qu’il n’en était rien mais les matons en colère n’ont rien voulu entendre malgré les fouilles effectuées.

Les traces de ceinturons et autre tuyaux utilisés pour martyriser le prisonnier

Pour tenter de dédouaner les actes de torture de ces agents, le ministère public est allé jusqu’à évoquer les conditions de travail pénibles en raison de la surpopulation carcérale. Ce qui, a-t-il convenu, n’excuse en rien les violences subies par le prisonnier. Il a par contre demandé que le grief de vol ne soit pas retenu contre les matons car les prisonniers n’étaient pas censé avoir d’argent en raison des fouilles périodiques effectuées sur eux. Pour lui, les faits ne sont donc pas constitués.

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