Migrations

Plus de 3 000 Africains morts ou disparus en 2021 en tentant d’immigrer en Europe

Plus de 3 000 Africains morts ou disparus en 2021 en tentant d’immigrer en Europe
Plus de 3 000 Africains morts ou disparus en 2021 en tentant d’immigrer en Europe © 2022 D.R./Info241

Plus de 3 000 personnes sont mortes ou ont disparu en tentant de traverser la Méditerranée centrale et occidentale et l’Atlantique l’année dernière vers l’Europe a déclaré vendredi, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) appelant à un soutien urgent pour prévenir les décès et protéger les réfugiés et les demandeurs d’asile qui se lancent dans des voyages dangereux par terre et par mer.

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Par voie de communiqué, le HCR a indiqué que « sur le total de 2021, 1 924 personnes ont été signalées mortes ou portées disparues sur les routes de la Méditerranée centrale et occidentale, tandis que 1 153 autres ont péri ou ont disparu sur la route maritime d’Afrique du Nord-Ouest vers les îles Canaries  »

« Le nombre de décès signalés en 2020 était de 1 544 pour les deux itinéraires. Fait alarmant, depuis le début de l’année, 478 personnes supplémentaires sont également mortes ou portées disparues en mer », ajoute le HCR affirmant que « la plupart des traversées maritimes ont eu lieu dans des bateaux gonflables inaptes à la navigation - dont beaucoup ont chaviré ou ont été dégonflés, entraînant la mort ».

L’organisation onusienne souligne, en outre, que « le voyage en mer des États côtiers d’Afrique de l’Ouest tels que le Sénégal et la Mauritanie vers les îles Canaries est long et périlleux et peut prendre jusqu’à 10 jours. De nombreux bateaux ont dévié de leur route ou ont disparu sans laisser de traces dans ces eaux ».

Elle explique cependant que « les routes terrestres continuent également d’être très dangereuses, où un nombre encore plus important de personnes sont peut-être mortes lors de voyages à travers le désert du Sahara et des zones frontalières reculées, dans des centres de détention ou en captivité de passeurs ou de trafiquants.

Le HCR fait savoir que «  parmi la litanie des abus signalés par les personnes empruntant ces routes figurent : les exécutions extrajudiciaires, la détention illégale et arbitraire, la violence sexuelle et sexiste, le travail forcé, l’esclavage, le mariage forcé et d’autres violations flagrantes des droits humains ».

Selon la même source «  la pandémie de COVID-19 et les fermetures de frontières connexes qui se sont poursuivies en 2021 ont également eu un impact sur les mouvements vers l’Afrique du Nord et les pays côtiers européens, de nombreux réfugiés et migrants désespérés se tournant vers des passeurs pour faciliter ces voyages périlleux ».

Le HCR avertit, par ailleurs, que «  l’instabilité politique et les conflits persistants, la détérioration des conditions socio-économiques ainsi que l’impact du changement climatique peuvent augmenter les déplacements et les déplacements dangereux  ».
L’agence onusienne demande enfin 163,5 millions de dollars pour aider et protéger des milliers de réfugiés et d’autres personnes.

« L’Appel couvre quelque 25 pays répartis dans quatre régions différentes reliées par les mêmes routes terrestres et maritimes utilisées par les migrants, les demandeurs d’asile et les réfugiés. Ils comprennent les pays d’origine, de départ, de premier asile, de transit et de destination », indique le communiqué.

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