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Mise sous bons de caisse : la Conasysed saisit la cour constitutionnelle gabonaise

Mise sous bons de caisse : la Conasysed saisit la cour constitutionnelle gabonaise
Les syndicalistes lors d’une décente à leur ministère de tutelle en mai dernier © 2015 D.R./Info241

La crise du secteur de l’éducation de ce début d’année, avait conduit le gouvernement gabonais à mettre sous bons de caisse les enseignants pour les contraindre à reprendre le chemin des classes. Une mesure injustifiée pour la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) qui a saisit la cour constitutionnelle en vue de faire annuler l’exécution. Ceci, souligne la confédération syndicale, en vue d’un bon déroulement des examens et une fin d’année scolaire apaisée. Le bras de fer entre les syndycalistes et le gouvernement se désormais sur le plan judiciaire.

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La Conasysed a saisi la haute juridiction conformément à l’article 83 de la Constitution gabonaise qui en fait un organe régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics, garant des droits fondamentaux et des libertés publiques.S’en est donc suivi des auditions des ministres concernés par la haute cour gabonaise.

« La Conasysed est une organisation syndicale d’enseignants. Alors, par essence et par vocation, ce sont d’abord des enseignants qui ont toute la liberté d’exercer l’activisme syndical mais dans le respect des normes et des droits », a déclaré la ministre de l’éducation nationale, Mme Ida Réténo Assonouet, après son audition par la Cour Constitutionnelle.

Les enseignants, acteurs incontournables du secteur éducatif doivent, en cas de grève, respecter le service minimum, l’autorité et les droits fondamentaux, surtout les droits fondamentaux de l’enfant, dont le droit à l’éducation, a expliqué la ministre de l’éducation, auditionnée par la Cour constitutionnelle en compagnie de son collègue des Finances et du Budget, Régis Immongault.

Le 3 février dernier, les enseignants gabonais ont déclenché un mouvement de grève pour revendiquer de meilleurs salaires, notamment l’augmentation du point d’indice et du Salaire minimum interprofessionnel garant (SMIG), deux éléments qui entrent dans le calcul des salaires dans la fonction publique.

Pour éviter une année blanche et pour remettre les enseignants au travail après trois mois de grève, le gouvernement avait décidé de mettre tous les grévistes sur bons de caisse, payables uniquement sur présentation d’une attestation de présence au poste délivrée par un responsable d’établissement.

A la suite de cette décision, s’est amorcée une reprise timide des cours qui, chemin faisant, s’est transformée en une reprise effective des enseignements. Mais les errements enregistrés dans la distribution des bons de caisse ont tout remis en cause.

Celle-ci s’est effectuée dans un tel désordre que même les enseignants non grévistes ont été pénalisés. La rétention des salaires des enseignants identifiés comme grévistes a accentué un peu plus une pagaille déjà généralisée.

« Les bons de caisse ont plutôt accentué le mouvement de grève en ce sens que les enseignants venaient de partout dans le Gabon pour chercher les bons de caisse qui ont voyagé à travers tout le pays », a déclaré le délégué général de la Conasysed a saisi la haute juridiction conformément à l’article 83 de la Constitution gabonaise qui en fait un organe régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics, garant des droits fondamentaux et des libertés publiques. Simon Ndong Edzo, à l’issue de l’audience accordée au syndicat par la neuf juges de la Cour constitutionnelle.

En raison de la grève des enseignants, les responsables du ministère de l’éducation nationale ont été contraints de procéder à un réaménagement du calendrier scolaire. C’est ainsi que les examens de fin d’année qui se déroulent généralement au mois de juin, ont été renvoyés au-delà.

Avec APA

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