Solidarité

Les jeunes des « Mapanes » volent au secours d’une structure sanitaire de Libreville

Les jeunes des « Mapanes » volent au secours d’une structure sanitaire de Libreville
L’avancée des travaux hier à l’hôpital provincial de Melen © 2016 D.R./Info241

Après le succès de son action en faveur de l’habitation d’une veuve défavorisée de Libreville, le Rassemblement des jeunes patriotes gabonais (RJPG), appelé aussi « forces armées du mapane », poursuit son action de bienfaisance et de solidarité.

Moov Africa

Ces jeunes engagés ont lancé lundi une nouvelle chaîne de solidarité en vue de construire une salle de rééducation et une morgue pour mieux équiper le service de gériatrie de l’hôpital provincial de Melen (Libreville).

Il s’agit de la deuxième chaîne de solidarité organisée les jeunes patriotes, après la maison neuve, totalement équipée offerte à une veuve qui vivait dans des conditions précaires dans le bidonville de la Baie des Cochons avec sept enfants et petits-enfants, dans le 3ème arrondissement de Libreville.

« Nous rappelons que cette chaine solidarité est un appel à la résolution, ensemble, des problèmes sociaux les plus accrus et prouver dans notre pays qu’on peut manifester un élan de solidarité en vers tout le monde », a déclaré Gaël Koumba Ayouné, autoproclamé « général des Forces armées du Mapane ».

« Sachant que la jeunesse n’est pas éternelle, nous sommes tous concernés par cette situation de vieillesse qui il faut le dire, est inhérente à toute personne et donc à tous les Gabonais » a-t-il argumenté évoquant même « un problème de portée nationale ».

Le lancement de cette nouvelle chaine de solidarité a eu lieu en présence de leaders de la société civile, Marc Ona Essangui, administrateur de l’ONG environnementale Brain Forest et Marcel Libama de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed).

En marge de la cérémonie de lancement des travaux, Marc Ona Essangui comme lors de la livraison de la maison de la Baie des cochons, a salué un geste au dessus de tous les clivages anthropologiques et politiques, donc ethniques et partisans. Pour lui, ces jeunes sont des « Robins des bois » qui prennent chez ceux qui en ont pour donner à ceux qui n’en ont pas.

Sitôt le cérémonial accompli les jeunes patriotes se sont attelés à piocher et fouiller pour préparer le sous-bassement et la construction des murs. La fin des travaux est prévue dans deux semaines et pour être livrés dans trois semaines. Le RJPG, dont le leitmotiv est une parole = une action a inauguré une nouvelle manière de contester, de critiquer et d’interpeller les pouvoirs publics dans un contexte préélectoral où l’opposition fait une fixation sur la personne d’Ali Bongo Ondimba, contestant sa filiation, son état-civil, son élection en 2009, son éligibilité en 2016, plutôt que de s’intéresser à son bilan.

Par l’exemple, les « Forces armées du Mapane » entendent changer les mentalités et les manières de faire de leurs compatriotes qui paraissent insensibles aux souffrances de ceux qui les entourent, les côtoient. Là se trouve peut-être le sens profond de leur cri de ralliement : « La révolution viendra du Mapane ». Comme pour dire que le Mapane donnera l’exemple à suivre, non seulement, lors des prochaines élections présidentielles et législatives comme ils le proclament, mais aussi au quotidien.

Le Rassemblement des jeunes patriotes gabonais (RJPG), aujourd’hui réceptacle des frustrations de ceux pensent ne pas profiter du pouvoir actuel, est né suite à un accident de la route, à la hauteur de la station service de Plein-Ciel qui avait tué six membres d’une même famille. Le RJPG exige du gouvernement la construction de passerelles piétonnes, sur les voies express pour éviter pareilles drames et l’amélioration des conditions de vie dans les quartiers sous-intégrés notamment.

Avec AGP

@info241.com
Moov Africa

Newsletter de Info241.com

Inscrivez-vous maintenant pour recevoir notre newsletter quotidienne


Info241.com s'engage à ne pas vous envoyer de messages non sollicités. Si vous changez d'avis, vous pourrez vous désabonner de cette newsletter à tout moment.

Commenter l'article