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Les étudiants gabonais en Turquie dénoncent des arrestations et une insécurité grandissante

Les étudiants gabonais en Turquie dénoncent des arrestations et une insécurité grandissante
Les étudiants gabonais en Turquie dénoncent des arrestations et une insécurité grandissante © 2017 D.R./Info241

Pendant que les autorités gabonaises vivent au rythme du dialogue politique d’Ali Bongo, la jeunesse gabonaise demeure en sursis. L’association des étudiants et apprenants gabonais de Turquie (COLLEGATURQ) interpelle Libreville quant à l’insécurité généralisée dans laquelle, les jeunes gabonais vivent en ce moment. Des arrestations sans motifs aux incarcérations militaires, en passant par la supercherie des conventions signées par l’Etat gabonais, les étudiants gabonais sont confrontés au quotidien à des situations cauchemardesques. Nous vous livrons les faits et imbroglios vécus par la jeunesse estudiantine gabonaise en terre turque passés sous silence.

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Tout commence par l’avènement du coup d’État déchu du 15 juillet 2016 en Turquie, l’épuration déclenchée par Recep Tayyip Erdogan à la suite de cet évènement semble ne connaître aucune limite. Après avoir ciblé l’armée, la justice, le ministère de l’Intérieur, celui des Finance, le secteur de l’éducation, et la presse, les étudiants étrangers à leur tour sont dans le collimateur du pouvoir en place.

Interrogés par Info241 les membres de l’association des étudiants et apprenants gabonais de Turquie (COLLEGATURQ) ont expliqué que : « c’est par un décret que le Conseil de l’enseignement supérieur (YÖK) a demandé la démission des doyens d’universités publiques et rattachées à des fondations privées, mais aussi aux poursuites judiciaires de tout étudiants qui auraient été de prêt ou de loin lié à ces associations dis terroriste ».

Poursuivant leurs explications, ils ont indiqué : « qu’il s’agit de plusieurs centaines d’étudiants qui ont été mis en quarantaine et victime des purges lancées par le président Turc. Pour ce qui nous concerne, nous étudiants internationaux Gabonais, C’est-au-delà de tous les aspects rendus publics et dits officiels dont nous ne maîtrisons toujours pas les contours, mais de par notre vécu, il s’agirait des étudiantes dit : ’’Etudiant 100% Agence National des Bourses du Gabon (ANBG) promotion 2012’’. ».

En effet, poursuit l’association des étudiants et apprenants gabonais en Turquie,«  la promotion 2012 de l’ANBG était censée être une promotion issue d’une coopération entre la Turquie et le Gabon. Mais hélas, nous apprenions un an plus tard qu’il s’agissait en fait d’une entente entre l’État gabonais et des hommes d’affaires Turc, propriétaires des universités privées en Turquie, mais aussi de la fameuse école Turc présente sur le territoire gabonais ».

Pour revenir sur le cas des Etudiants ANBG promotion 2012, ont-ils expliqué, «  il faut noter que c’est par un pur hasard des orientations, selon les filières de chaque apprenant que les uns se sont retrouvés à certains endroits (universités, écoles, etc..) et d’autres à des endroits dont ils n’ont jamais choisi ou même su pourquoi ils y sont orientés. Chemin faisant, nous sommes à la date du 30 septembre 2016 débute du cauchemar des étudiants ; un décret est signé par le Président de la République de Turquie stipulant que même les étudiants sont désormais passibles d’arrestation ».

« Parce que certain y ont contribué de près ou de loin et continue d’alimenter en informations le principal putschistes qui vit en exil aux États Unis d’Amérique depuis bien avant notre venue en Turquie pour des raisons… et étant donné que l’organisation du principal putschistes a même des étudiants dans des universités publiques selon les autorités turques. Ce qui veut dire que tous les étudiants en Turquie sont passibles d’arrestation puis de détention, surtout ceux qui ont été dans les écoles et les universités appartenant au putschistes du coup d’État avorté », précise le COLLEGATURQ.

Le récit de l’interpellation musclée des étudiants gabonais en Turquie

Maintenant, nous allons essayer de vous raconter comment les étudiants (étrangers) sont interpellés. Selon l’association des étudiants gabonais en Turquie, « en ce qui nous concerne l’interpellation, s’est faite lorsque nous nous rendions à la police pour le renouvellement de notre titre de séjour. C’est-à-dire, nous nous rendons là-bas avec toute la sérénité possible du moment où nous ne nous reprochons de rien une fois sur place avec tous les documents requis, nous remplissons les formalités, et de deux à trois jours plus tard, c’est la police qui vous appelle, elle vous fait savoir que vous avez oublié d’émarger sur un de vos documents et vous demande de vous présenter au poste de police muni de votre passeport ».

Toujours dans le même état d’esprit, poursuivent les membres de l’association, « nous répondons à leur appel et une fois sur place, l’attente devient de plus en plus longue après une à trois heures, un policier vient à nous en nous demandant de bien vouloir le suivre, nous le suivons et soudainement nous nous retrouvons dans un endroit dont nous ne connaissons ni les raisons ni la situation géographique et c’est à cet instant que nous commençons à nous questionner pour savoir de votre présence à ces lieux. La seule chose qu’ils nous dise, c’est que notre nom se trouve dans une liste dont nous ignorons l’existence, et les conséquences d’y être figurant ».

Tout en vous disant ajoutent les étudiants gabonais de Turquie, « qu’il s’agit d’une simple routine, le policier vous indique votre couchette pour les jour avenir et ce pendant une durée indéterminée. Le lendemain, nous viendrons vous chercher et c’est comme ça que l’on se retrouve des jours et des jours incarcérés sans réellement connaître le pourquoi ni les motifs de notre arrestation. Même chose lors de notre relaxation, c’est-à-dire un matin un des gardiens du centre de détention vient nous chercher et une fois chez le Grand Chef du centre de rapatriement, il nous dit, vous êtes libre et une personne se charge de vous ramener vers un arrêt de bus ou de métro le plus proche ».

Avant d’appeler à l’intervention des autorités politiques gabonaises en ces termes : « Nous exigeons des plus hautes autorités gabonaises qu’elles pèsent de tout son poids afin que le gouvernement Turc puisse effacer nos noms de ladite listes, car il n’est pas concevable que nous sommes tous venus en Turquie par la volonté des autorités politiques gabonaises en tête desquelles, Ali Bongo, dans le désir de redynamiser la coopération le Gabon Turquie et que nous nous retrouvons fichés en Turquie comme des étudiants appartenant à un groupe terroriste selon des médias Turcs  ».

En guise d’exemple, a conclu le COLLEGATURQ «  nous avons les pays comme l’Afrique du Sud et récemment le Maroc pour ne citer que ceux-là qui ont pu élever l’équivoque de manière définitive et supprimez de cette liste les noms de leurs étudiants et tous ont retrouvé leurs droits légaux de circuler, et d’étudier en toute quiétude sur le territoire turc. Merci d’avoir lu ce récit invraisemblable mais vrais de notre vécu ici en Turquie et suite à cela rester insensible, c’est tué à petit feu l’espoir que vous avez placé en votre jeunesse ici en Turquie en particulier mais aussi dans le monde en général ».

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