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La police gabonaise accuse l’opposition et la France de fomenter un coup d’Etat avant de se raviser

La police gabonaise accuse l’opposition et la France de fomenter un coup d’Etat avant de se raviser
Gerard Ella Nguema après sa libération lors de la conférence de presse de l’Union Nationale © 2015 D.R./Info241

Les arrestations « politiques » des militants de l’opposition gabonaise semblent plus que jamais devenues le jeu de prédilection de la police judiciaire. Hier matin, le tour est revenu à Gérard Ella Nguema, le secrétaire exécutif adjoint de l’Union nationale (UN) d’en faire les frais de façon éphémère. Aux aurores, des hommes armés et cagoulés de la police judiciaire ont encerclé son domicile pour procéder à son arrestation sur la base d’accusations aussi troublantes que fallacieuses : possession d’armes de guerre en vue d’un coup d’État avec le soutien de la France. Rien que ça !

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De graves accusations fébriles

Pour couronner le tout, l’arrestation de Gérard Ella Nguema semble avoir été effectuée sur la foi des déclarations d’un individu surnommé Bobo, se présentant comme un militant de l’UN : il a désigné des dirigeants de ce parti comme étant à l’origine de l’incendie de l’ambassade, dans des propos diffusés à la télévision publique mardi soir. Sans réellement convaincre l’opinion tout comme l’opportunisme des enquêteurs judiciaires à communiquer ces informations sur les médias publics alors que l’enquête n’a pas encore livré toutes ses conclusions. Surtout au regard du passé flouté du fameux Bobo.

Selon le témoignage de M. Ella Nguema, vite libéré en après-midi, la police l’accuserait d’avoir reçu des armes en 2012 à plusieurs reprises de la part de militaires français basés au Gabon, qui lui auraient demandé de faire un coup d’Etat contre le président Ali Bongo Ondimba. Une accusation très grave à l’endroit de la France, pourtant un allier naturel du Gabon qui n’a pas fait long feu.

« Je n’ai rien à cacher. Je n’ai jamais été au Camp de Gaulle (camp militaire français à Libreville) (...) Je ne ferai pas de coup d’Etat », a-t-il déclaré à la presse, soulignant avoir dit la même chose aux enquêteurs. « Je ne sais pas si Ali Bongo mesure la gravité de ces accusations », a lancé l’opposant, s’indignant que Bobo accuse l’Etat français de fomenter un coup d’Etat au Gabon.

La France accusée

Le président de l’Union nationale, Zacharie Myboto, a également dénoncé des accusations absolument infondées. « C’est pitoyable pour le Gabon », a-t-il tonné. « Nous interpellons le pouvoir pour qu’il cesse ces manœuvres de diversion. Nous avons un deuil. Nous voulons vivre ce deuil dans la dignité », a-t-il ajouté. Le rapatriement du corps de Mba Obame et ses obsèques doivent avoir lieu la semaine prochaine.

Mardi, les autorités ont affirmé avoir découvert une cache d’armes au nord de Libreville, et avoir ouvert une enquête, sans accuser personne. L’opposition n’avait pas tardé à dénoncer une manipulation. Le ministre de l’Intérieur n’a pas établi jeudi de lien entre cette découverte et l’interpellation du responsable d’opposition.

Deux autres militantes de l’UN sont entendues depuis le 18 avril par la police judiciaire dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de l’ambassade du Bénin. L’UN a nié toute implication dans l’incendie.

Nous vous livrons le témoignage vidéo du secrétaire exécutif adjoint de l’UN lors de la conférence de presse tenue hier en début d’après-midi au siège de ce parti d’opposition.

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