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Il y a 7 ans disparaissait le président gabonais Omar Bongo

Il y a 7 ans disparaissait le président gabonais Omar Bongo
Il y a 7 ans disparaissait le président gabonais Omar Bongo © 2016 D.R./Info241

8 juin 2009 - 8 juin 2016, il y a exactement 7 ans que disparaissait à Barcelone (Espagne) le second président du Gabon. A l’occasion de ce triste événement, la ville de Franceville où il repose, se pare pour rendre hommage au président qui a régné sur le Gabon 42 ans durant.

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Lire aussi >>> Gabon, ce doux pays où seule la mort sépare ses dirigeants du pouvoir présidentiel

Le mausolée où repose feu Omar Bongo devrait refuser du monde aujourd’hui pour la commémoration de ce tragique anniversaire de sa disparition des suites d’une maladie. Ce, après près de 42 ans de pouvoir sans partage dont 22 ans sous le monopartisme (1968-1990) qu’il avait réussi à instituer dès la formation de son parti le 25 mars 1968.

Un animal politique à la longévité inégalée

Né Albert-Bernard Bongo, il se rebaptise en 1973 Omar Bongo puis Omar Bongo Ondimba en 2004. Il était le père-fondateur du Parti démocratique gabonais (PDG) né après son accession au pouvoir le 12 mars 1968 après avoir succédé en tant que vice-président à Léon Mba, lui aussi mort à l’étranger des suites d’une maladie.

Une vue de sa famille lors de ses obsèques à Libreville

Véritable animal politique, il gagnera toutes les présidentielles auxquelles pouvaient être associées son nom. Sa seule évocation était synonyme de victoire bien que les résultats de ces élections ont été à chaque fois contestés. Il aura réussi à se défaire dès 1990 des opposants farouches tels que Paul Mba Abessolo et plus dernièrement de Pierre Mamboundou.

Seul son état de santé aura eu raison de ses ambitions de longévité au pouvoir. Ainsi, le 6 mai 2009, Omar Bongo Ondimba suspendait ses activités pour se reposer et faire le deuil de son épouse, Édith Sassou Nguesso, décédée le 14 mars 2009. 5 jours plus tard, le 11 mai 2009, il sera hospitalisé dans un état grave mais stationnaire dans une clinique en Espagne, et non en France où le scandale des biens mal acquis était virulent contre lui.

Une disparition controversée

Au sujet de sa mort, c’est d’abord le site du magazine français Le Point qui annonce sa mort le 7 juin 2009, mais le gouvernement gabonais avait alors démenti l’information et convoqué l’ambassadeur de France à Libreville Jean-Didier Roisin pour explications.

C’est finalement le lendemain, le 8 juin 2009 à 14 h 30 que le Premier ministre de l’époque Jean Eyeghe Ndong annonçait officiellement son décès dans une déclaration écrite. Certaines sources affirment que l’homme de fer serait mort depuis le 7 mai 2009 et que sa mort n’aurait été rendue publique que plus tard, pour des raisons politiques et de convenances de la famille Bongo.

Celui qui avait été choisi dès 1965 par le françafricain Jacques Foccart pour diriger le Gabon, repose depuis à Franceville où son mausolée a vu débouler d’importantes personnalités Françaises mais aussi de nombreux chefs d’Etats africains qui le considéraient comme un « sage ».

Omar Bongo laisse derrière lui une immense fortune amassée durant 42 ans de gestion opaque et familiale du pays dont 54 héritiers se disputent toujours la liquidation. Son fils Ali Bongo, l’a d’ailleurs succédé à la tête du pays à sa mort.

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