Conjoncture économique

Fitch Ratings dévalue à son tour la note souveraine du Gabon

Fitch Ratings dévalue à son tour la note souveraine du Gabon
Fitch Ratings dévalue à son tour la note souveraine du Gabon © 2016 D.R./Info241

La société de notation financière internationale Fitch Ratings Ltd, une semaine après la révision de l’agence américaine Moody’s, a dévalué la note souveraine du Gabon sur le long terme, en monnaie étrangère et locale de stable à négative et affirmé les IDR à ’B +’. La conjoncture économique alarmante, l’onéreuse dette publique, le PIB en chute libre du pays sont pointés.

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Les investissements colossaux et démesurés du gouvernement gabonais dans les infrastructures ainsi que l’augmentation du déficit public mis en place pour le budget 2015 ont participé à ce ralentissement, qui menace et affaibli vraisemblablement la position du Gabon sur les marchés internationaux.

Les cotes d’émission sur le premier rang non garanties en devises des obligations du Gabon ont également été confirmée à ’B +’. L’IDR à court terme a été, lui aussi confirmée à ’B’. Tandis que le plafond de pays pour la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) et pour le Gabon a été évalué à ’BBB-’.

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La révision des perspectives du Gabon repose sur la baisse des prix du pétrole qui affecte négativement l’économie gabonaise, les finances publiques et la position extérieure. Le Gabon reste fortement dépendant du secteur pétrolier. En dépit des efforts du gouvernement pour diversifier l’économie, le pétrole représente encore 38% du PIB en 2014, tandis que les revenus du pétrole constituent 44% des recettes fiscales du gouvernement et 79% des exportations. Quid des bénéfices et des retombées économiques des projets d’industrialisation (les fameuses clauses du Gabon industriel) vantés par Ali Bongo.

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Selon Fitch Ratings, le déficit budgétaire va se creuser pour atteindre 3,8% du PIB en 2016 contre 1,1% en 2015. Il faut que l gouvernement prenne des mesures pour limiter la détérioration budgétaire. En réduissant les dépenses en capital de 30% et largement réformé les subventions pétrolières. Cependant, la flexibilité financière du gouvernement s’amenuise : de nouvelles réductions des dépenses d’investissement sont limitées par l’organisation de la Coupe des nations d’Afrique 2017 et la masse salariale hors normes est peu susceptible d’être réduite cette année, avant l’élection présidentielle d’août. Le déficit budgétaire pourrait se réduire quelque peu en 2017 en cas d’évolution favorable des prix du pétrole.

Avec Ecofin

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