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Congrès de l’Union nationale : faute de consensus, le parti privé de président pour 3 mois !

Congrès de l’Union nationale : faute de consensus, le parti privé de président pour 3 mois !
Congrès de l’Union nationale : faute de consensus, le parti privé de président pour 3 mois ! © 2020 D.R./Info241

Au terme de trois jours de congrès ordinaire, l’Union Nationale (UN) n’a pas pu trouver de successeur à son président Zacharie Myboto. La candidature de Paul Marie Gondjout n’ayant pas fait consensus, le congrès extraordinaire pour l’élection du nouveau directoire du parti a été reporté pour au plus tard dans trois mois. D’ici là, les affaires courantes du parti ont été confiés au Bureau du congrès présidé par Raphael Badenga Lendoye. Le nouveau patron de l’UN ne sera connu pas avant les 3 prochains mois.

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Ouverts depuis le 5 décembre dernier pour cadrer avec l’anniversaire de ses dix ans d’existence, le congrès de l’Union nationale (UN) s’est refermé hier soir, lundi 7 décembre sur un lamentable échec. Alors qu’il devait consacrer la retraite politique de Zacharie Myboto, son président depuis 2010, le nom de celui qui cumule à lui seul 56 ans de vie politique du haut de ses 82 ans n’a pas été dévoilé.

Le choix de Paul Marie Gondjout boudé

Seul nom en lice pour cette succession, Paul Marie Gondjout, cadre de ce parti n’aura pas réussi à rassurer et à fédérer autour de lui. Bien au contraire, l’évocation de son nom a immédiatement enclenché une fracture béante au sein de la formation politique de l’Ancienne Sobraga. Une frange importante de cadres du parti fustigeant ouvertement et de façon vigoureuse sa proximité avec le président sortant, étant son gendre.

En effet, marié à Chantal Myboto, la seule appartenance de Paul Marie Gondjout à la communauté myéné n’aura pas suffit pour garantir son indépendance, encore moins sa capacité à diriger un parti qui se définit encore comme étant le plus important de l’opposition gabonaise, de par son implantation à travers le pays.

Outre le nom et le profil de Paul Marie Gondjout, les congressistes n’ont pas réussi à tomber d’accord sur le mode de désignation du successeur de "Zack Power". Selon les statuts de cette formation politique, il est prévu que le président soit élu par élection. Mais pour ce faire, celui-ci doit recueillir au moins 5% des votes des délégués provinciaux dans 6 des 9 provinces du pays dont les cotisations au parti sont à jour.

Le statu quo

Toutefois, la jurisprudence prévoit qu’en cas de non tenue d’élection pour quelques raisons valables que ce soit, le consensus autour d’un candidat prévaut. En ultime recours, le vote par acclamation. Or justement, à défaut d’avoir respecté l’élection du fait que très peu de militants sont à jour de leurs cotisations et que les parrainages n’ont rien pu être recueillis dans les délais prévus par les statuts, il devenait compliqué de procéder par cooptation d’un successeur.

Surtout quand celui-ci se trouve être beau-fils de Zacharie Myboto. C’est alors que c’est très vite invité un débat qui a rapidement tourné autour d’une succession vue comme dynastique par les détracteurs de Paul Marie Gondjout. Quand bien même Zacharie Myboto rappellera plus d’une fois que ce dernier est d’abord fils de feu Indjedjet Gondjout avant d’être l’époux de sa fille. Peine perdue !

Des tensions, encore des tensions

Il convient de rappeler que depuis l’ouverture desdits travaux le 5 décembre, les tensions qui étaient déjà visibles n’auguraient rien de bon pour la boucle. L’absence très remarquée du vice-président Casimir Oye Mba à l’ouverture en disait long sur la profondeur des divergences. Sa brève apparition dans la salle hier, sans dire mot, n’a visiblement rien arrangé.

En dépit d’une très bonne organisation, à en juger par le cadre et les énormes moyens financiers mis à contribution pour la réussite de cet évènement, le 2e congrès ordinaire de l’Union nationale s’est clôturé sur un grotesque échec. Le rendez-vous pris dans plusieurs mois pour s’accorder, n’augure non plus la grande sérénité.

Une fin peu honorable

« Franchement, j’ai honte de mon parti. J’ai très honte de ce triste spectacle qu’il offre ainsi au PDG et à la face du monde. Je crains d’ailleurs que d’ici là, on connaisse une seconde vague de départ après celle qui a vu partir plusieurs cadres tels que John Nambo, Francis Aubame, Thierry Nang Ondo, Michel Delbrah et bien d’autres qui avaient déjà commencé à récuser un certain fonctionnement au sein du parti. Il me semble que nous y sommes », a déclaré un congressiste avisé.

S’achemine t-on vers l’implosion totale d’un grand parti politique qui a su porter le rêve des milliers de gabonais au lendemain de la contestation des résultats de l’élection présidentielle anticipée et contestée de 2009 ? Rien n’est moins sûr. Dans tous les cas, le parti cher à André Mba Obame dont la philosophie soutenait l’unité nationale au-delà des considérations partisanes ou ethniques, est entrain de voler en éclat. Ce qui, en filigrane, pourrait faire de la sortie de Zacharie Myboto, une sortie peu honorable après un tel parcours d’homme d’Etat.

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