Incompréhension

Akanda : Un nourrisson retrouvé vivant après avoir été jeté aux ordures par sa mère

Akanda : Un nourrisson retrouvé vivant après avoir été jeté aux ordures par sa mère
Akanda : Un nourrisson retrouvé vivant après avoir été jeté aux ordures par sa mère © 2026 D.R./Info241

L’insoutenable a de nouveau franchi un cap dans l’incompréhension ce mardi 13 janvier au quartier Amissa, dans la commune d’Akanda. Un nourrisson, vivant, a été retrouvé au milieu des déchets, abandonné à la toxicité d’une poubelle. Un acte d’une violence inouïe qui, au-delà de l’indignation collective, révèle les fractures béantes d’une société où la détresse semble désormais justifier l’innommable.

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La scène capturée dans une vidéo devenue virale depuis hier, est d’une violence morale absolue. On y découvre un enfant, symbole de vie et d’innocence, gisant au milieu des immondices, exposé aux dangers sanitaires et aux odeurs pestilentielles. Autour de lui, les voix des témoins tremblent. « Ce n’est pas normal », répètent-ils, entre larmes et haut-le-cœur. Certains s’inquiètent de sa survie : a-t-il bu ? A-t-il mangé ? D’autres, traumatisés, avouent leur incapacité à reprendre le cours de leur vie après une telle vision.

Une série noire qui interroge

Ce drame d’Akanda n’est malheureusement pas un cas isolé, mais le dernier acte d’une série noire qui glace le sang. Il survient une semaine seulement après les événements du quartier La Sorbonne à Libreville, où un enfant d’un an avait été découvert seul, enfermé depuis quatre jours sans eau ni nourriture, sauvé in extremis d’une mort lente. Deux lieux, deux histoires, mais un même constat effrayant : la banalisation de la négligence et de l’abandon. Ces enfants, victimes de l’irresponsabilité ou de la folie d’adultes censés les protéger, deviennent les visages d’une crise sociale profonde.

La vidéo de la découverte du nourrisson

Si l’acte est impardonnable, les causes racines de ce fléau sont connues et multiples : grossesses précoces ou non désirées, précarité économique extrême, rejet familial, ou encore absence totale d’éducation sexuelle. Ces facteurs, combinés à une stigmatisation sociale pesante, poussent certaines mères dans une impasse psychologique telle que l’enfant devient un fardeau dont on se débarrasse, parfois comme un simple déchet.

L’urgence d’une réponse nationale

Cette tragédie met brutalement en lumière les failles du système de protection de l’enfance au Gabon. Si l’arsenal juridique existe pour punir, le volet préventif et social semble à la traîne. Où sont les structures d’accueil pour mères en détresse ? Où est l’accompagnement psychologique pour celles qui sombrent ?

En attendant que l’enquête situe les responsabilités de ce drame d’Akanda, c’est toute la société — familles, État, communautés religieuses — qui est sommée de réagir. L’abandon de nourrissons ne peut plus être traité comme un simple fait divers ; c’est le symptôme d’une urgence humanitaire silencieuse qui se joue dans nos quartiers.

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