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Procès des Ajeviens et des BLA-boys : Ali Bongo a-t-il dirigé le Gabon de 2017 à 2019 ?

Procès des Ajeviens et des BLA-boys : Ali Bongo a-t-il dirigé le Gabon de 2017 à 2019 ?
Procès des Ajeviens et des BLA-boys : Ali Bongo a-t-il dirigé le Gabon de 2017 à 2019 ? © 2022 D.R./Info241

C’est la question qui se pose au regard des nombreux dysfonctionnements qui ont été légion durant l’ère Brice Laccruche Alihanga (BLA) de 2017 à 2019. Durant cette période de grosses dépenses injustifiées et de détournements massifs de fonds publics, Ali Bongo était il encore aux commandes ? Dirigeait-il encore le Gabon ou tout du moins le palais présidentiel où des rapaces de deniers publics nommés à sa totale discrétion, avaient élus domicile avec sa propre bénédiction présidentielle ?

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Brice Laccruche Alihanga a déjà écopé 5 ans pour faux et usage de faux. Nul doute que son véritable procès pour détournements de fonds devrait faire date. Christian Patrichi Tanasa Mbadinga, un autre de ses proches, a écopé la semaine dernière de 12 ans de prison pour détournements de plusieurs dizaines de milliards. L’ancien porte-parole présidentiel, Ike Ngouoni, a pris ce mardi 8 ans de prison pour 7,2 milliards dérobés à la Présidence. Des cadres du pouvoir gabonais pourtant tous choisis par un seul homme : Ali Bongo.

Le choix des hommes à l’appétit vorace

Pourtant le patron du palais présidentiel était officiellement aux manettes et au meilleur de sa forme politique quand il avait pris soin de s’entourer de Brice Laccruche Alihanga, présenté à l’époque comme un fils prodige de la politique d’ouverture d’Ali Bongo. La faute majeure réside dans le choix de ces jeunes loups aux dents acérés qui ont finalement roulé Ali Bongo lui-même dans la farine en l’aveuglant de fort belle manière. Une farine telle que le patron officiel du palais présidentiel s’est vu engagé et validé des dépenses hautement onéreuses.

BLA et ses hommes ont mené la danse dans le pays

D’où sa colère à son « réveil » quand les choses étaient certainement gravissement visible même aux yeux d’un borgne. D’où sa décision de lancer l’opération scorpion pour jeter cette bande de jeunes « émergents », ses propres fils, à l’appétit vorace pour les deniers publics dans les bras de la justice. Finalement durant deux ans, c’est Brice Laccruche Alihanga et ses hommes qui menaient la danse dans le pays, y compris à la Ali Bongo qui est ainsi passé de patron à instrument d’enrichissement de cette vague bleue, censée faire oublier les errements de son premier septennat.

Ali Bongo roulé dans la farine

Un enfumage digne des plus grands scénarios de films hollywoodiens. Sauf qu’il y a bien un seul homme à l’origine de la montée en puissance des BLAboys : Ali Bongo. Grâce à son pouvoir discrétionnaire de nomination des cadres de l’administration, Ali Bongo a fait le choix de mettre au sommet de l’Etat des jeunes gabonais qui se sont remplis les poches comme jamais. Des « hommes » du président qui n’avaient d’yeux que pour leur course effrénée à l’enrichissement illicite par l’argent public. Des hommes pourtant choisis par Ali Bongo pour servir sa politique d’émergence qui peine à pointer son nez depuis 2009. La faute encore aux Ajeviens ?

Ali Bongo et son ancien bras droit jeté en prison

En attendant 2023, la montée en puissance des BLAboys puis leur descente aux enfers montrent une seule chose : Ali Bongo ne sait toujours pas choisir ses hommes. Il est toujours à la recherche de la perle rare dans son écurie qui l’aiderait à traduire en actes son projet d’un « avenir en confiance » que nul ne voit poindre. Un leader qui ne sait toujours pas s’entourer de lumière, un navire politique condamné à un naufrage éternel et à rejeter à chaque fois la faute sur des collaborateurs qui eux savent compter sur la naïveté de leur patron. Jusqu’à quand ?

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