Réaction politique

Ndemezo’Obiang de retour au PDG, une quête du « confort perdu » pour Maganga Moussavou

Ndemezo’Obiang de retour au PDG, une quête du « confort perdu » pour Maganga Moussavou
Ndemezo’Obiang de retour au PDG, une quête du « confort perdu » pour Maganga Moussavou © 2021 D.R./Info241

C’est en tout cas ce que pense à demi-mot le président d Parti social démocrate (PSD, opposition modérée) à propos du retour du patron de Démocratie nouvelle (DN, opposition modérée), Réné Ndemezo’Obiang, au Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 53 ans). Pour Pierre Claver Maganga Moussavou, le premier secrétaire de DN et ancien membre du PDG recherche « uniquement un confort perdu ». Confort perdu par l’ancien député de Bitam en rejoignant les rangs de l’opposition en 2015.

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Pierre Claver Maganga Moussavou a vertement réagit samedi 3 avril à l’annonce le même jour, du retour de Ndemezo’Obiang dans les rangs du PDG. Quelques heures seulement après cette décision officielle, le président du PSD a utilisé une fable pour résumer ce nouveau revirement de l’ancien membre du PDG, passé à l’opposition puis de retour finalement au bercail de son parti de cœur.

C’est sur Facebook que Pierre Claver Maganga Moussavou a lâché sa boule puante contre son ancien partenaire notamment aux Accords d’Agondjé qui lui avait permis d’obtenir le poste de vice-président auprès du même Ali Bongo. « C’est le mois d’avril, mois de tous les espoirs », a écrit d’entrée le patron du PSD. « Je me suis souvent demandé pourquoi un homme peut quitter sa femme et ses enfants pour vouloir aller créer un nouveau foyer et finir par s’apercevoir de son erreur », s’interroge-t-il.

Le post pamphlétaire du leader du PSD

Avant de supposer les raisons de ce retour. C’est harassé par « les difficultés » et ne pouvant « disposer des mêmes atouts » que Ndemezo’Obiang a dû « se résoudre » avec « un brin de courage, au retour auprès de sa femme et de ses enfants ». Poursuivant sa métaphore du mari ayant abandonné sa femme pour fonder un nouveau foyer, Pierre Claver Maganga Moussavou note que « l’homme qui le plus souvent à dépéri, est perçu comme désespéré puis sera déconsidéré, moins par ses enfants que par sa belle famille ».

Avant de radoter : « Cet homme après moult pérégrinations ne peut pas être assimilé à l’enfant prodigue, mais à un Zombi dont la présence est une charge supplémentaire que doit assumer la femme qui n’a que sa seule plantation pour nourrir sa nombreuse famille ». En clair, le retour de Ndemezo’Obiang serait ainsi un boulet de plus pour Ali Bongo et le PDG, croit-il savoir.

« Le spectacle qui est donné peut réjouir car la famille est réunie de nouveau mais ne mérite pas qu’on en fasse grand bruit. À cette allure rien n’est définitif, ici le mari recherchant uniquement un confort perdu », a pesté dans sa métaphore-réaction Maganga Moussavou contre celui qui est présenté comme son potentiel successeur en qualité de vice-président d’Ali Bongo.


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