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Après le meeting de l’USP

DTE : L’appel à la destitution d’Ali Bongo qualifié de « blague » par le gouvernement gabonais

DTE : L’appel à la destitution d’Ali Bongo qualifié de « blague » par le gouvernement gabonais
Alain Claude Bilie-By-Nze, porte-parole du gouvernement gabonais © 2016 D.R./Info241

Interpellé hier par nos confrères de RFI, le porte-parole du gouvernement gabonais, Alain Claude Bilie-By-Nze, a qualifié l’appel à la destitution du président Ali Bongo lancé samedi par l’Union sacrée pour la patrie (USP, opposition) de blague.

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Dans un entretien accordé à RFI, le porte-parole du gouvernement gabonais, estime que la demande de l’Union sacrée pour la patrie est le signe que l’opposition n’a aujourd’hui pas de projet concret pour la présidentielle à venir.

« Nous constatons, pour le regretter, que nous avons une opposition qui est plus dans la blague. Ils passent leur temps à singer ce qui se fait ailleurs. Nous avons une élection présidentielle dans quatre mois, s’ils ne sont pas prêts à aller aux élections, qu’ils disent aux Gabonais qu’ils n’ont aucun projet. Le constat finalement c’est que cette opposition en déshérence n’a aucun projet alternatif à proposer. Le président Ali Bongo est président, il est candidat à sa succession, il a été investi par son parti. Nous ne voyons pas en quoi quelqu’un qui n’est pas membre de ce parti, peut décider qu’Ali Bongo ne pourra pas être candidat », a-t-il dit.

Répondant ainsi aux propos de l’Opposition regroupée au sein de l’USP qui affirme que l’article 10 de la Constitution interdit aux Gabonais ayant acquis la nationalité d’être candidat à une élection présidentielle, Alain Claude Bilié-By-Nzé, a réaffirmé que le président de la République ne démissionnera pas.

« La Constitution gabonaise indique que le mandat du président court jusqu’au 16 octobre prochain, puisque c’est le 16 octobre 2009 qu’il avait prêté serment, souligne-t-il. Jusqu’au terme de ce mandat, il est président de la République. Et ce n’est pas une opposition qui pourrait faire en sorte qu’Ali Bongo ne soit plus président. Donc nous attendons que l’opposition propose enfin un projet alternatif. Nous avons un projet à proposer aux Gabonais : c’est de continuer avec Ali Bongo dans la paix, dans la sérénité pour développer notre pays », a dit le porte-parole du gouvernement gabonais.

Lors d’un meeting organisé samedi à Libreville, l’Union sacrée pour la patrie, un regroupement d’opposants et des leaders de la société civile gabonaise, a demandé à Ali Bongo Ondimba de "retirer" sa candidature pour la prochaine élection présidentielle dans un délai de deux semaines. A défaut de démissionner la semaine qui suivra, il serait destitué par l’Assemblée nationale ou par un soulèvement populaire.

Avec AGP

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