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Crise post-électorale

Violences post-électorales : une mission de la CPI attendue au Gabon le 20 juin

Violences post-électorales : une mission de la CPI attendue au Gabon le 20 juin
Une des victimes tué par balle durant les répressions post-électorales, ici à Libreville © 2017 D.R./Info241

Longtemps repoussée par les autorités gabonaises après avoir saisir elles-mêmes la Cour pénale internationale (CPI), une mission de cette haute cour est attendue dès le 20 juin prochain à Libreville. Durant 3 jours, les experts de la CPI viendront toucher du doigt la question des violences post-électorales imputées aux autorités gouvernementales durant les contestations émaillant la réélection controversée d’Ali Bongo en août dernier.

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Une délégation de la CPI est attendue du mardi 20 juin au jeudi 22 juin 2017. Ceci en vue d’accréditer au non les accusations de crimes contre l’humanité que les autorités gabonaises imputent elles-aussi à ses opposants au cours et durant les émeutes de la présidentielle d’août dernier. La visite de la CPI intervient après la saisine dpar le ministère gabonais de la Justice le 21 septembre 2016 et l’ouverture 8 jours plus tard d’un examen préliminaire par la Cour spécialisée sur les potentiels crimes contre l’humanité commis au Gabon.

Durant les troubles post-électoraux, les autorités gabonaises avaient en représailles à l’incendie de l’Assemblée nationale le soir de l’annonce des résultats, attaqués le QG de campagne de l’opposant Jean Ping faisant plusieurs morts parmi des civils désarmés. Une responsabilité que se refuse de reconnaître les autorités gabonaises sous la houlette d’Ali Bongo dont la victoire était contestée par la rue.

Cette mission longtemps repoussée par les autorités gabonaises en raison de l’agenda du dialogue politique d’Ali Bongo, permettra enfin de faire la lumière sur les probables graves violations des droits relevées notamment par la société civile et l’opposition gabonaise. Cette visite préliminaire permettra donc aux experts de la CPI d’évaluer la situation réelle, afin de déclencher ou non des poursuites judiciaires.

Celle-ci, conforme à l’article 53 du Statut de Rome, déterminera « s’il existe une base raisonnable pour croire que des crimes relevant de la compétence de la Cour (crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide) ont été ou sont en voie de l’être au Gabon » ou « si ces crimes éventuels font l’objet d’enquêtes ou de poursuites par les autorités compétentes et dans l’affirmative, si ces procédures peuvent être qualifiées de véritables ». Tout comme « si ces crimes éventuels sont d’une gravité suffisante pour justifier de l’ouverture d’une enquête par la CPI ». Enfin, « s’il y a des raisons sérieuses de considérer que l’ouverture d’une enquête par la CPI ne servirait pas les intérêts de la justice ».

Pour y parvenir, la mission de la CPI devrait avoir des entretiens avec les représentants des ministères de la Justice, de l’Intérieur, de la Défense impliqués dans les opérations militaires et policières incriminées. D’autres autorités gouvernementales et politiques devraient assurément être consultées.

Jean Ping et ses conseils qui avaient également saisit la juridiction internationale devraient aussi faire partie de cette agenda préliminaire qui pourrait faire date dans cette crise de responsabilité que le pouvoir impute à l’opposition pourtant désarmée et ne jouissant aucunement de milice ou de la force publique durant ses jours noirs qui ont endeuillés plusieurs familles gabonaises.

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