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Une loi présage la fin du monopole de la SEEG sur l’eau et de l’électricité au Gabon

Une loi présage la fin du monopole de la SEEG sur l’eau et de l’électricité au Gabon
Une loi présage la fin du monopole de la SEEG sur l’eau et de l’électricité au Gabon © 2016 D.R./Info241

Le ministre gabonais de l’énergie et des ressources hydrauliques, Guy-Bertrand Mapangou a présenté récemment à l’Assemblée nationale, un projet de loi qui vise la mise en place d’un dispositif de concurrence dans la production, le transport et la distribution de l’eau et de l’énergie électrique. Cette loi mettra fin au monopole regretté du groupe français Veolia Water.

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A quelques semaines de la fin du contrat de concession qui unit le gouvernement gabonais et le groupe français Veolia Water, Guy-Bertrand Mapangou, a présenté devant les députés est passé à l’offensive afin de tenter de résoudre cette épineuse question d’acheminement d’eau et d’énergie électrique au Gabon. Sachant les délestages et coupures intempestifs qui font légion en terre gabonaise. En effet, ce projet de loi qui prévoit une ouverture dans la production, le transport et la distribution de l’eau et de l’énergie électrique jusque-là, exclusivement détenus par la société d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG).

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«  L’adoption de ce texte se justifie par l’impérieuse nécessité de l’État de modifier, dans les meilleurs délais la loi 93 fixant le régime juridique de la production, du transport et de la distribution de l’énergie électrique, qui ne prévoit que la concession comme mode de délégation de service publique, de manière à y inclure d’autres modes de délégations de service public comme l’affermage, la régie intéressée ou la gérance », a expliqué Pour Guy Bertrand Mapangou.

Ce nouveau dispositif vise entre autres : l’amélioration de la qualité de l’eau, du service aux clients, l’augmentation de la production en eau et en électricité et la révision des coûts d’accès à ces tous ces services. La création d’emplois constitue également l’un des points visés par cette réorganisation.

Selon Guy-Bertrand Mapangou, la nouvelle loi dégage plusieurs autres avantages. Son texte intègre certaines activités, relevant du secteur, qui n’étaient pas encadrées par la loi 93 notamment, la promotion des énergies nouvelles et renouvelables, l’importation et l’exportation de l’énergie électrique, de l’eau potable et l’assainissement des eaux usées.

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La SEEG devrait remplir une mission de service public qui consiste à fournir l’eau et l’électricité au Gabon. Dans le cadre de cette mission, le domaine de la concession circonscrit ses activités de fournir d’eau et d’électricité aux villes et zones périurbaines de toute l’étendue du territoire national gabonais. Une mission qui souffre d’une qualité de service au regard de nombreuses plaintes des riverains et de la population gabonaise victimes expiatoires des caprices récurrents de la très controversée dame SEEG. A en croire les gabonais interrogés, les quatre mots qui vantés par cette entreprise "engagement, esprit d’équipe, éthique et performance" ne sont que pures chimères.

Rappelons que, c’est en 1997, à la suite d’un appel d’offres, que l’Etat gabonais avait confié la gestion de la société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) à Veolia Water, lequel est devenu actionnaire majoritaire avec 51% du capital, les 49% restants étant détenus par l’Etat. Le périmètre concédé recouvre l’essentiel des centres urbains et semi-urbains du Gabon.

Avec Ecofin

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