Starlink en Afrique du Sud : refusant de se conformer aux lois locales, Elon Musk prié d’aller voir ailleurs
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Les autorités sud-africaines ont vivement répondu à Elon Musk, accusé de relayer des contrevérités sur les conditions d’exercice des affaires dans le pays. La charge est venue du porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya, qui a suggéré au milliardaire américain de se tourner vers d’autres marchés. {« Actuellement, l’ONU compte 193 États membres. Il y a sûrement 192 marchés où l’on peut bien gagner sa vie »} , a-t-il écrit dimanche sur X, avant d’ajouter lundi que les relations recherchées par Musk {« ne seront pas établies »} tant qu’il diffusera, selon lui, {« des mensonges et de la désinformation »} sur l’Afrique du Sud.
À l’origine de cette passe d’armes, une nouvelle sortie d’Elon Musk sur le dossier Starlink. Le patron de SpaceX a affirmé que l’Afrique du Sud refusait d’accorder une licence à son système d’internet par satellite parce qu’il ne voulait pas nommer une personne noire à la tête de la filiale locale, allant jusqu’à dénoncer des autorités {« racistes avoués »}. Pretoria rejette fermement cette version et soutient que le problème ne relève pas de la couleur de peau d’Elon Musk, mais du respect des lois sud-africaines applicables aux opérateurs étrangers.
Depuis plus de deux ans, Elon Musk cherche à obtenir pour Starlink un accès au marché sud-africain à des conditions dérogatoires. La législation impose en principe aux entreprises étrangères de télécommunications de céder 30 % du capital de leur filiale locale à des groupes historiquement défavorisés, une disposition issue des politiques de réparation post-apartheid. Ce cadre a toutefois commencé à évoluer, Pretoria ayant assoupli fin 2025 certaines règles pour permettre aussi des mécanismes alternatifs, dits d’« équivalent en capitaux », sans renoncer officiellement à l’objectif de transformation économique.
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