Coup de filet

Prostitution : Un petit réseau de placements sexuels de filles démantelé à Libreville

Prostitution : Un petit réseau de placements sexuels de filles démantelé à Libreville
4 des 5 filles interpellées par les gendarmes comme faisant partie de ce réseau de placement © 2022 D.R./Info241

Ce mercredi en début de journée, la Direction générale des recherches (DGR, gendarmerie) a démantelé un réseau de placements sexuels de filles dans la capitale gabonaise. Le présumé proxénète a été présenté dans la foulée au procureur de la République. Les gendarmes ont dû se faire passer pour des clients pour interpeller 5 filles membres de ce réseau sexuel à Libreville.

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Christian Allogo Ekho, un gabonais la quarantaine d’années révolues, alias « Maquereau » comme on l’appelle dans le milieu prostitutionnel vient d’être pris la main dans le sac par les éléments de la DGR de Libreville ce 4 mai. Selon les enquêteurs, tout serait partie de la diffusion sur les réseaux sociaux (groupes WhatsApp) d’une sextape que le présumé proxénète a réalisé à l’insu de sa petite amie.

Une sextape à l’origine de l’arrestation

Dans celle-ci, on n’y voit les deux tourtereaux en train de s’envoyer en l’air. C’est mécontente de la divulgation de ce tournage par son gars sans son consentement, la petite amie de Christian a décidé de porter plainte auprès des services de recherches, pour atteinte à la vie privée. Aux fins de dénicher la figure de proue, ils se sont faits passer pour des potentiels clients attirés par la viande bien fraîche. C’est à partir de là que le pot aux roses fût découvert.

Christian Allogo Ekho, le maquereau de ce réseau de placements

Épinglé, le présumé proxénète ne nie rien. « On était dans beaucoup de groupes de sexe. Lesquels, il y a des gens qui envoient des images. J’étais en contact avec des hommes et des femmes. C’est vrai qu’on a fauté, mais j’ai fait preuve de bonne foi dans le processus de capture de certaines filles », précise Christian Allogo Ekho, le présumé proxénète sur les antennes de Gabon 1ère. Mis face à leurs responsabilités, plusieurs filles ont été arrêtées.

Des raisons diverses

« Je faisais cela mais je ne le fais plus. Je devais payer l’école de mon fils et son père était déjà rentré au Nigéria. Je loue et je n’ai personne pour me donner de l’argent, donc si quelqu’un m’appelait, je partais », a témoigné une des 5 filles interpellées. Pour se tirer d’affaires, d’aucunes ont préféré trouver des parades pour ne pas y laisser des plumes. « Quand je suis arrivée ici (à la DGR, ndlr), on m’a dit qu’on a retrouvé mon numéro dans les placements. Je leur ai expliqué que moi je ne suis pas dedans. J’ai une sœur qui a voyagé et c’est sa puce que j’utilisait », argumente une autre.

Un véritable coup de maître pour la DGR et son équipe. Les personnes coupables de ses faits encourent de lourdes sanctions. L’auteur de proxénétisme est puni d’un emprisonnement de 10 ans au plus et d’une amende de 20millions au plus. Pire, le proxénétisme est puni de 15 ans de réclusion criminelle et de 100 millions au plus lorsqu’il est commis sur un mineur de moins de dix-huit ans ou en bande organisée, stipule le Code pénal gabonais.

Un phénomène national

Cependant, ce qu’il faut retenir c’est que : c’est un phénomène qui se développe à grand échelle à Libreville, Port-Gentil, Lambaréné et dans les autres villes du Gabon. Il se propage notamment grâce au numérique via des pages Facebook ou encore des groupes WhatsApp. C’est tout simplement des services de sexe où le client prend attache gracieusement avec l’administrateur du groupe de placement, dans l’optique d’avoir des services sexuels contre rémunération. Tout ceci, en fonction de la situation géographique des clients.

Il faut dire qu’avant la prestation, le client est contraint de débourser par virement mobile, une certaine somme d’argent afin de se munir du catalogue des filles. Ce qui est exigé au préalable. Dans celui-ci, l’âge varie entre 15 et 30 ans. On n’y trouve des critères de beauté sous toutes ses formules. Un secteur informel qui s’autorégule au nez et à la barbe des plus hautes autorités du pays. les clients sont simplement des ministres, des DG d’entreprise, des étudiants et bien d’autres qui prennent part à cette montée fracassante de la prostitution dans le pays.

Pire, dans ces groupes de plaisir sexuel, parfois clients cherchent aussi du plaisir avec des hommes ou des femmes. Chacun y trouve finalement son compte dans cette affaire. Le problème que ces réseaux impliquent souvent des personnes mineures, ce qui rend urgent l’action des autorités judiciaires pour éradiquer ce phénomène qui gagne du terrain dans la société gabonaise en raison de la grande précarité qui sévit dans le pays obligeant certains à pratiquer le plus vieux métier du monde pour s’en sortir.

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