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Mborantsuo fait suspendre l’hebdomadaire Echos du nord pour une durée de 4 mois

Mborantsuo fait suspendre l’hebdomadaire Echos du nord pour une durée de 4 mois
La porte-parole de la HAC lisant hier soir le communiqué de sanction © 2019 D.R./Info241

Encore une victoire à mettre à l’actif de la présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise, Marie Madeleine Mborantsuo qui a décidément mauvaise presse. Après avoir saisi par le biais de son avocate la Haute autorité de la communication (HAC), la dame de fer a obtenu la condamnation de l’hebdomadaire Echos du Nord. Ce, pour avoir publié un article le 4 février dernier intitulé en couverture « Mborantsuo veut virer les chefs des corps habillés ». Un article évoquant sa main-mise sur le régime d’Ali Bongo depuis l’annonce de sa maladie.

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Et une sanction de plus pour Echos du nord. Déjà sanctionné « pour des faits similaires » les 22 août, 12 septembre et 28 septembre 2018 par la HAC, l’hebdomadaire obtient là sa quatrième condamnation et la plus lourde de toutes. En effet, le gendarme des médias réunis le 19 mars en session, a affligé quatre mois de suspension au journal dirigé par Raïssa Oyasseko.

En cause, un article publié dans les colonnes du tri-’hebdomadaire dans sa livraison n°626 du 4 février dernier. Intitulé en une du numéro « Mborantsuo veut virer les chefs des corps habillés », l’article n’aura pas été du goût de la présidente de la Cour constitutionnelle qui par le biais de son avocate, Me Gisèle Eye Bekale, avait saisi la HAC le 13 février.

La une de l’hebdomadaire à l’origine des sanctions de la HAC

La HAC saisie, a ainsi rendu publique hier ses sanctions contre l’hebdomadaire après avoir entendu les parties. Pour le gendarme des médias au Gabon, le journal « méconnaît volontairement les dispositions légales relatives au pouvoir de nomination des personnels civils et militaires de l’Etat dévolu au seul président de la république ». Avant d’ajouter que « de tels propos étaient de nature à écorner l’image, la réputation et l’honneur de Marie Madeleine Mborantsuo ».

Une réputation de la haute magistrate en fort déclin depuis des années en raison des décisions litigieuses de la Cour constitutionnelle qu’elle dirige depuis sa création en 1991. Pas si sûr que cette sanction suffise à redorer le blason de la belle-mère d’Ali Bongo, encore moins les critiques sur son activisme autour du refus de déclarer la vacance de pouvoir, exacerbé dans l’opinion par l’opposition gabonaise.

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