Volte-face

Fermeture des écoles privées au Gabon : Florentin Moussavou fait marche arrière

Fermeture des écoles privées au Gabon : Florentin Moussavou fait marche arrière
Une vue de la rencontre entre le ministre et les responsables d’écoles privées © 2016 D.R./Info241

Après avoir ordonné la fermeture des établissements scolaires privés jeudi dernier, le gouvernement gabonais fait à nouveau volte-face en revenant sur sa décision. C’est ce qui découle de l’audience d’hier à Libreville entre les responsables de ces établissements et le ministre de l’Education nationale, Florentin Moussavou.

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Après avoir contraint les écoles privées du Gabon à fermer leurs portes dès ce lundi, la décision du gouvernement gabonais que personne n’avait compris, n’aura finalement pas tenue plus de 24 heures. C’est ce qui ressort de la communication du ministère de l’Education nationale sanctionnant l’audience accordée aux responsables d’établissements privés laïcs et conventionnels.

Pour faire plier le gouvernement, ces derniers ont évoqués les frais déjà engagés dont l’interruption des cours occasionnerait un dédommagement. «  Certains parents ont déjà payé les frais de scolarité de leurs enfants. Nous avons aussi battu le rappel de notre personnel qui est déjà en poste. Qui assumera ces charges ? », a confié un responsable d’établissement.

La date de la rentrée scolaire officielle au Gabon n’est toujours pas connue. Selon certaines indiscrétions, le gouvernement gabonais craindrait l’enlisement de la crise post-électorale qui continue fortement d’impacter le climat politique et social depuis la réélection controversée d’Ali Bongo. D’où le report de la rentrée des classes prévue initialement pour le 17 octobre.

Avec l’annonce de manifestations prévues ce week-end par l’opposition qui conteste la réélection du président sortant Ali Bongo, les autorités gabonaises jouent ainsi la prudence de peur de voir le mouvement de contestation s’emparer du monde scolaire. D’autant que plusieurs syndicats du secteur scolaire ont conditionné cette rentrée à la libération sans condition des syndicalistes emprisonnés avant et après la présidentielle.

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