Crise post-électorale

Dialogue politique gabonais : La phase citoyenne rallongée de 4 jours !

Dialogue politique gabonais : La phase citoyenne rallongée de 4 jours !
Dialogue politique gabonais : La phase citoyenne rallongée de 4 jours ! © 2017 D.R./Info241

Prévue initialement pour être close ce jeudi, la phase citoyenne du dialogue politique d’Ali Bongo vient d’être rallongée jusqu’au 10 avril à 10h, selon un communiqué parvenu hier à notre rédaction. Les organisateurs justifient ce rallongement au gros « succès » que rencontrerait cette phase citoyenne qui n’a pourtant pas atteint les 1200 associations civiles et ONG préalablement inscrites.

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Comme il fallait s’y attendre, le dialogue politique sera rallongé au gré des besoins des organisateurs et des échanges qui y auront lieu. Démarrée le 29 mars à Libreville et prévue pour se clore demain, le comité d’organisation vient de procéder à un nouveau report de la clôture des échanges entre les participants de la phase citoyenne qui réunit finalement quelque 856 associations et mouvements de la société civile (soit 29% en moins) au lieu des 1200 précédemment annoncés par les autorités gabonaises.

Une vue des participants de cette première phase

Ce nouveau report modifie donc l’agenda global prévu pour se terminer le 6 mai. Ainsi, la phase purement politique, censée débuter juste après celle citoyenne, se tiendra désormais du 11 avril au 11 mai, soit un mois de débats houleux réservés uniquement aux représentants de partis politiques de la majorité et de certains de l’opposition. Des chamboulements et des modifications de calendrier qui pourraient bien être le lot de ces assises qui se déroulent au stade de football de l’amitié d’Agondjé, dans la commune voisine d’Akanda.

Rappelons que le dialogue politique convoqué par Ali Bongo aux lendemains de sa réélection controversée, se déroule sans la présence de son principal rival Jean Ping qui continue de réclamer sa victoire « volée ». Un dialogue critiqué par l’Union européenne pour son manque d’inclusion véritable et décriée par l’opposition radicale, restée fidèle à Jean Ping qui appelle à des sanctions internationales contre le régime de Libreville pour les graves violations des droits de l’homme qui auraient été commises par les autorités gabonaises pour réprimer les contestations post-électorales.

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